2 ans sans pilule : le bilan

2 ans sans pilule : le bilan

 Parler de contraception, c’est parler de l’intimité et je dois dire que ce n’est pas le genre d’article que je propose ici habituellement. Pourtant, cet article il fallait bien que je l’écrive un jour ou l’autre pour deux raisons : la première c’est que je sens qu’un changement a opéré en moi depuis que je suis maman et en particulier d’une petite fille à qui je souhaite un monde meilleur dans lequel en tant que femme, elle se sentira libre dans son esprit et dans son corps. Deuxièmement, je pense vraiment que ce post pourra aider certaines filles / femmes à passer un cap.

Ce cap dont je parle, c’est la libération de la prise de la pilule.

Un comble quand on pense que nos mères (ou grands-mères) ont connu une époque où prendre la pilule était mal vu, où l’on devait se cacher, où l’on ne pouvait en parler à personne car c’était mal, où l’on rêvait de pouvoir prendre cette fameuse pilule sans jugement ! Cette période où l’on se faisait avorter clandestinement sur la table de la cuisine… Ma mère m’a toujours parlé de cette époque et elle a voulu, pensant bien faire, que je prenne la pilule et que l’on parle ensemble librement de ce sujet.

Attention, ce que je vous écris ici c’est MON parcours, ce sont MES aléas avec la prise de pilule et c’est un article qui va surtout parler pilule ET acné ! Je ne prétends ni détenir la vérité, ni pouvoir régler VOS problèmes mais je partage  simplement ma vision des choses qui est bien différente de celle des médecins que j’ai croisé dans ma vie.

J’ai pris la pilule très jeune, j’avais de l’acné et un copain (qui est mon mari maintenant ^_^). Ces boutons me rendaient mal à l’aise, une gène au quotidien. Celles qui ont des boutons savent bien de quoi je parle. Le médecin m’a proposé de prendre la pilule et que ça allait régler mes problèmes. Pas d’explications supplémentaires, pas de mise en garde, aucun mots sur les effets secondaires. J’ai à peine 15 ans, ce que je veux : avoir une peau nette et ne pas tomber enceinte… Qu’est ce que j’y connais aux hormones, aux œstrogènes et aux progestatifs ? Je fais confiance !

Je fais confiance 10 ans pendant lesquels je pense que c’est normal de perdre peu à peu ma libido et ma densité capillaire au passage. 10 ans pendant lesquels je ne sais même pas que prendre la pilule = ne pas avoir de vraies règles ! Les saignements que l’on a entre deux plaquettes de pilules sont ARTIFICIELS. Votre corps est mis au repos pendant la prise de pilule, vous n’ovulez plus, vous n’avez pas réellement vos règles et donc, vous ne solutionnez pas vos problèmes d’acné en prenant la pilule, vous ne faites que les repousser…

 

J’ai environ 24/25 ans quand je décide d’arrêter de prendre cette fichue pilule. Je ne suis plus une ado, j’ai entendu des choses négatives à propos de la pilule, des scandales ont éclaté, la pilule 3ème génération est contestée. AVC, phlébites, problèmes respiratoires et cardiaques et j’en passe…

Niveau acné : j’alterne entre les pilules Evepar et Yaz qui sont vendues comme étant des traitements anti-acnéiques  et elles ne font plus effet comme je le souhaiterais (sûrement à cause du phénomène d’accoutumance). J’ai encore quelques boutons et à cet âge là, je ne sais même pas que l’acné d’adulte existe alors je ne comprends pas pourquoi j’ai encore ce genre de problème.

J’ai dans l’idée de régler définitivement mon souci d’acné et ensuite je pourrais stopper la prise de pilule pour passer à un autre moyen de contraception. Je réussis à me faire prescrire le traitement de cheval : Roaccutane ! Si mon médecin avait été sérieux il m’aurait dit :

  • Vous n’avez pas besoin de ce traitement car votre cas ne nécessite pas la prise d’un médicament aussi fort aux nombreux effets secondaires, parlons ensemble et trouvons une alternative.

  • Il aurait répondu OUI quand je lui ai demandé si je pouvais perdre des cheveux sachant que j’avais déjà une fragilité à ce niveau là. Mais il a répondu NON et j’ai fait confiance, encore…

Je prends ce traitement plusieurs mois. Comme toutes les personnes qui le suivent, j’ai une peau qui se transforme, une sécheresse cutanée incroyable et déroutante, je ne produis plus de sébum (plus besoin de me laver les cheveux, les racines ne graissent plus, très naturel n’est-ce pas ?), j’ai des vertiges tout le temps : au travail notamment et puis des saignements de nez intempestifs. Bref, je m’arrête là, vous avez compris que ce n’est pas un traitement anodin. Ma peau est enfin nikel, heureusement… Mes cheveux en prennent un sacré coup : secs, fins et clairsemés ! Ils le resteront !

J’attends quelques mois après la fin du traitement pour arrêter la prise de pilule. Il aura fallu 2 semaines, 15 petits jours pour que ma peau soit couverte d’acné du front à la poitrine. J’ai récupéré ma peau dans le même état qu’à l’âge où j’ai pris la pilule pour la première fois. Et je ne suis pas un cas isolé, j’ai des amies dans la même situation et je lis aussi énormément de témoignages sur internet. Des femmes dans le même état que moi : prisonnières et condamnées à prendre la pilule sous peine de vivre avec des boutons partout à l’âge adulte.

Je cède : je ne vois pas d’autres solutions que de me faire représcire la pilule. Evidemment, en quelques semaines, je retrouve une peau plutôt nette. J’ai subi le traitement Roaccutanne pour rien, on ne m’a pas dit qu’il ne marchait pas à 100% sur les femmes car notre acné est hormonale et pas momentanée comme celle de l’homme. Je suis blasée et je laisse le temps filer.

J’ai 27 ans quand je décide de chercher à nouveau une solution pour arrêter de prendre la pilule sans me transformer en calculatrice. Ce que je veux aussi, c’est avoir mes vraies règles, des vrais cycles et que mon corps ne soit plus régler par un médicament qui rend tout cela totalement artificiel. Ca ne me ressemble pas d’ingérer un tel médicament chaque jour. Ca ne correspond plus à mon mode de vie.

MIRACLE : je tombe sur les articles de PetiteCeriz, notamment ‘comment arrêter cette daube de pilule‘  et je bois ses paroles, je me retrouve dans ce qu’elle écrit, je comprends que mon corps est comme drogué par les substances que contiennent la pilule et que je vais devoir le sevrer progressivement sur 6 mois.

Elle explique TOUT dans les détails, je ne vais pas reprendre ce qu’elle dit si bien mais en gros il s’agit de réduire sa consommation de pilule (en la découpant chaque jour) sur une période de 6 mois. Ca vous paraît fou ? Ca vous fait marrer ? Pour moi, c’est d’une logique implacable.

JE TENTE ET CA MARCHE ! Je n’ai pas refait de poussée d’acné car mon corps s’est sevré petit à petit. Il a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait et le temps de reprendre ses droits et ses fonctions. Depuis, j’ai la peau relativement nette, pas parfaite mais je n’ai pas d’acné,  je me sens libérée de ce fardeau et en adéquation avec mes principes, à savoir, prendre le moins de médicament possible.

Ca fait maintenant 2 ans que je suis ENFIN débarrassée de cette daube, mes cycles sont revenus à la normal très rapidement, j’ai retrouvé ma libido, j’ovule chaque mois, je laisse la nature faire son travail et bordel, c’est quand même tellement mieux !

6 mois après avoir totalement arrêté la pilule, je suis tombée enceinte sans pression, ça était rapide et ça été une super nouvelle bien qu’une surprise immense ^_^ Nous étions prêts à accueillir un enfant à ce moment là de notre vie et c’est pour cela que je ne prenais pas de moyen de contraception. D’ailleurs, je suis toujours à la recherche de celui qui me conviendra donc en attendant, je ne peux conseiller l’utilisation du préservatif ! Alors oui, on peut tomber enceinte après des années de prise de pilule et oui on peut se libérer de ce médicament mais non sans mal !

Bien sur, il va de soit que pendant le sevrage de 6 mois, vous devez vous protéger pendant vos rapports car la pilule ne sera plus contraceptive. Et je précise à nouveau que suivre cette méthode n’engage que moi, je ne suis pas médecin !

  • J’ai une pensée pour toutes les femmes qui m’ont envoyé des messages suites à mes stories sur instagram. Vous avez apparement envie et besoin de lire des témoignages sur la pilule, sur ses effets. Besoin d’entendre des vérités, de vous rassurer et j’espère que j’ai pu y contribuer. Je pense aussi à celles qui m’ont dit qu’elles sont prisonnières de la pilule parce qu’elles souffrent d’endométriose (ou autre variante de cette maladie) et je sais que cet article ne pourra pas leur apporter de solution. Je sais que ces femmes qui souffrent chaque moi pendant leur cycle sont méprisées et parfois mêmes moquées par d’autres femmes et ça me révolte. Les médecins eux mêmes n’ont parfois pas conscience de ce que nous vivons en tant que femme…

  • Je vous conseille le replay de l’émission de la chaîne Teva qui s’appelle ‘Génération No pilule’* qui a été un moteur de plus à ce que j’écrive enfin cet article. Mon amie Ninon avec qui je partage (entre autre) quelques malheurs de la vie a participé à cette émission et a aussi eu envie d’arrêter la pilule. Elle a écrit un article sur son blog qui vous permettra d’avoir un autre avis, un autre témoignage. Ce post a été énormément commenté et je suis sûre que vous y puiserez des informations précieuses…

*le replay de Teva est payant mais si vous avez une box Orange apparement vous y aurez accès sur votre TV, c’est comme cela que j’ai pu voir l’émission.
Ne prenons pas la pilule comme on prend un doliprane, réfléchissons aux différentes options qui s’offrent à nous, renseignons-nous, faisons preuve de discernement, ne donnons pas notre entière confiance aux médecins, voilà ce que j’ai appris de mon expérience et j’espère vraiment que ces lignes vous aideront ♥

24 comments

  • « Tomber enceinte sans vraiment le vouloir, sans ne pas le vouloir non plus »… écris-tu. C’est honnête de ta part et en même temps voilà qui me semble la limite de ton partage d’expérience. En finir avec une méthode contraceptive pour ne plus jamais en finir avec la maternité… je suis dubitative. Le sujet de ton article n’aurait-il pas pu être: en finir avec l’acné sans la pilule ? Gérer sa vie hormonale en cherchant les méthodes les plus naturelles et les plus saines me semble être une noble quête. Mais à l’idée qu’elle exclue toute réflexion sur la planification familiale (ou disons pour être plus soft « le désir d’enfanter ») me fait un peu flipper. Alors non je n’ai pas vu le docu de Téva mais je trouve que prendre la parole pour démonter une méthode contraceptive ne doit pas se faire sans rappeler l’importance de la contraception, quelque qu’elle soit, dans la vie d’une femme libre.

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    • Bonsoir,
      Le passage sur le fait que je sois tombée enceinte est totalement secondaire par rapport au sujet de l’article qui est mon bilan après deux ans sans pilule.
      Ce bilan c’est un bilan de santé : mentale et physique sans la prise de pilule.
      Que j’ai eu ou pas un enfant dans ce laps de temps ne change rien au sujet à partir du moment où à ce moment de ma vie, il était possible que je tombe enceinte et que ça soit un événement bien vécu pour mon couple donc je ne vois pas le problème.

      J’espère bien que les femmes savent que le fait d’arrêter la pilule sans la remplacer par un autre contraceptif peut entraîner une grossesse. Je ne sous estime pas leur capacité de compréhension… Ca me paraît assez logique !

      Surtout que j’ai été assez clair il me semble :

      ‘Bien sur, il va de soit que pendant le sevrage de 6 mois, vous devez vous protéger pendant vos rapports car la pilule ne sera plus contraceptive. Et je précise à nouveau que suivre cette méthode n’engage que moi, je ne suis pas médecin !’

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      • Hello. Tu es vexée je crois, je peux le comprendre. Mais ne te méprends pas. Je viens à la lecture de ton article car le sujet me touche et la réflexion me sensibilise. Cependant je persisterai à te rappeler à ta responsabilité dans ta prise de position publique (peu importe le volume de ton audience sur ton blog) : non prise de pilule et grossesse ne sont pas deux choses dont on peut parler distinctement, où il y aurait un sujet prioritaire (l’esthétique de la peau, le traitement de l’acné) et un sujet secondaire (concevoir un enfant, l’avoir désirer ou pas). Il ne s’agit pas de sous estimer l’intelligence de tes lectrices, mais d’avoir conscience que véhiculer un message anti pilule n’est pas anodin. Il y a des années de combat de femmes avant nous, et il y a aussi une réalité sociale contemporaine dans laquelle il y a beaucoup de désespoir chez les femmes, et je ne te parle pas des profondeurs de leurs comédons… Bonne continuation.

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        • Je me demande si tu as vraiment lu mon article en fait.

          Je suis encore obligée de te copier un passage de ce dernier qui montre que l’arrêt de la pilule n’est ni un sujet que je traite à la légère, ni quelque chose qui a été facilement accepté à une certaine époque où des femmes se sont battues pour nos libertés :

          ‘Ce cap dont je parle, c’est la libération de la prise de la pilule.

          Un comble quand on pense que nos mères (ou grands-mères) ont connu une époque où prendre la pilule était mal vu, où l’on devait se cacher, où l’on ne pouvait en parler à personne car c’était mal, où l’on rêvait de pouvoir prendre cette fameuse pilule sans jugement ! Cette période où l’on se faisait avorter clandestinement sur la table de la cuisine… Ma mère m’a toujours parlé de cette époque et elle a voulu, pensant bien faire, que je prenne la pilule et que l’on parle ensemble librement de ce sujet.’

          Quant à ce passage dans lequel je commence par mettre en garde les personnes qui me lisent, tu penses vraiment que je ne prends pas les responsabilités de ce que j’ai écrit ?

          ‘Attention, ce que je vous écris ici c’est MON parcours, ce sont MES aléas avec la prise de pilule et c’est un article qui va surtout parler pilule ET acné ! Je ne prétends ni détenir la vérité, ni pouvoir régler VOS problèmes mais je partage simplement ma vision des choses qui est bien différente de celle des médecins que j’ai croisé dans ma vie.’

          Bonne soirée

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          • Merci, j’ai bien lu et relu ton article avant de poster ce premier commentaire. As tu toi pris la peine de réfléchir à ce que je me permets de te partager ? Je crois que je me contenterai de la lecture de tes articles sans conséquence, tu y es bien meilleure rédactrice.

  • Super article Virginie,
    Je suis contente de voir que plus en plus de femme refusent la pilule. C’est très bien aussi de communiquer dessus afin de délier les langues et instruire les générations suivantes. Arretons d’ecouter « Bêtement » les spécialistes qui, j’ai l’impression, se foutent un peu des répercutions sur notre santé.

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  • Bon finalement, j’ai voulu laisser un commentaire encore plus détaillé. Je n’ai jamais souffert d’acné et à l’adolescence j’ai comme tout le monde pris la pilule bêtement car soit disant le « préservatif » diminue les sensations des hommes. Alors déjà belle connerie car dans tous les cas le préservatif est indispensable pour les MST. Mais sincèrement ai-je été la seule adolescente à être plus légère sur le port du préservatif car je prenais la pilule ?
    Passons, j’ai tout de suite remarqué, au bout de 6 mois de prise que la pilule ne me convenait pas. J’ai arrêté la pilule et j’ai eu un dérèglement hormonal. Le syndrome des ovaires micropolykystiques (hirsutime + grosse prise de poids + absence de règle), donc c’est vous dire quand votre prise de poids vous échappe complètement, et qu’en plus vous vous retrouvez a avoir des poils à des endroit improbable c’est très inquiétant et contraignant. La féminité en prend un coup. J’ai alors 20ans. Pour faire bref, j’ai vu des dermatho, des gynéco, des médecins, des endocrino etc … et tous m’ont prescrit la pilule. Et puis pas n’importe quelle pilule. Une troisième génération. Celle qui augmente fortement les risques d’AVC et phlébite …
    Le pire dans tout ça, c’est pourquoi reprendre la pilule qui a elle même provoqué ce dérèglement ?
    J’ai clairement pas eu mes règles jusqu’à mes 26 ans mais il était hors de question que je reprenne la pilule, qui en plus allait juste camoufler mes problèmes mais rien régler.
    Les spécialistes ont fortement insisté en me rétorquant que je ne guérirait JAMAIS si je ne prenais pas la pilule, et que si j’avais la jambe qui gonfle, c’est pas grave, je vais au urgence et voila.
    Bien voyons !!!
    Je me suis informée, encore et encore, j’ai radicalement changé mon mode de vie, j’ai arrêté tout ce qui n’était pas naturel, j’ai diminué les perturbateur endocrinien et surtout j’ai complètement changé mon alimentation. J’ai perdu du poids, j’ai fait du laser et j’ai retrouvé mes règles tous les mois en moins de 2ans. J’ai même fait une échographie et devinez quoi ? Plus aucune trace de kystes.
    Alors oui c’est contraignant car je suis en couple depuis des années et ça implique de mettre un préservatif (car je ne veux pas non plus le stérilet) mais quel bonheur de me sentir en phase avec mon corps.
    Je suis désolée Virginie de « squatter » ton blog pour partager mon témoignage mais on entend souvent parler d’acné mais on ignore vraiment a quel point la pilule et une belle merde. Je suis pas très mesuré mais pour ma part elle m’a causé que des problèmes. Alors il y a des femmes qui la prendrons toute leur vie sans aucun soucis et tant mieux mais ils faut que les filles/femmes sachent aussi qu’elles ont le pouvoir de choisir et de dire merde a leur spécialiste si ce qu’il préconise n’est pas en adéquation avec leurs valeurs.

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    • Quel parcours et quelle volonté ! Bravo pour ta persévérance et tu as bien fait de prendre le temps de témoigner d’avantage car ce commentaire sera peut-être lu par des femmes dans ton cas <3

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  • Merci pour cet article j’ai moi aussi pris la pillule a 15 ans merci maman !! Et une gyneco peu aimable. Un an apres je demande un sterilet au cuivre qu’on me refuse. Encore un an se passe toujours sous pillule sans vraiment le vouloir arret de pillule au bout de 2 ans. 1 an sans et puis un amoureux et une gygy toujours contre le sterilet j’ai aujourd’hui 22 ans et enfin un sterilet au cuivre apres 7 ans de combat. Il m’aura fallu une belle rencontre avec une gygy intelligente qui ma confirmé qu’on pouvait avoir un sterilet sans avoir eu d’enfant. Voila maintenant 8 mois que je suis sous contraception mais avec de vrai regles et tout les inconvenient qui vont avec (flux douleurs etc..) mais je n’ai plus cette merde de pillule dans le corp

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  • J’étais pressée de lire ton article. Puis au final, la conclusion que tout ça n’est que le fait que tu sois tombée enceinte sans le désirer… Je trouve ça limite comme retour d’expérience du coup.

    Mais merci tout de même pour ce partage.

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    • C’est dommage, j’ai dû mal aborder cette partie car ce n’est pas le thème de l’article.

      Il se trouve que j’ai voulu arrêter de prendre la pilule pour les raisons que tu as lu et en parallèle j’étais prête dans ma vie et dans mon couple à accueillir un enfant mais évidemment si je n’avais pas voulu tomber enceinte j’aurai pris un autre contraceptif…

      Cet article ne donne pas de clés pour remplacer la pilule par un autre contraceptif, il explique juste pourquoi et commenr j’ai arrêté de prendre la pilule !

      J’ai modifié le paragraphe en question car je n’avais sans doute pas trouvé les bons mots et je ne veux pas que ça prenne le dessus sur le thème de l’article.

      Ce n’est pas le genre d’article que j’ecris tous les jours alors je fais de mon mieux pour simplement transmettre mon expérience… maladroitement peut-être !

      Merci pour ton retour

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  • Un bien couette article!
    Je ne sais pas si mon témoignage peut réellement servir mais je n’ai pas pu résister à laisser un commentaire… à l’heure où l’on prescrit une pilule pour un oui ou pour non, il est important de pouvoir prendre sa propre décision.

    J’ai jamais été très « médicament » même pour prendre un simple doliprane je vais attendre de me tordre de douleurs, mais comme toutes femmes à un moment ou un autre, j’ai été confronté à la pilule.
    A 18 ans, j’ai dû me faire opérer d’un kyste ovarien (une belle orange de 7cm plutôt qu’un petit ovaire ça fait mal), à la suite de cette opération mon gynécologue m’a conseillé de prendre la pilule afin d’éviter de nouvelles opérations, c’est sûr qu’entre prendre une petite pilule et retourner sur le billard on fait vite le choix!
    Mais deux ans après et toujours sous pilule, je tombe enceinte belle ou mauvaise nouvelle je ne sais pas, j’avais à peine 20 ans, j’étais encore sur les bancs de l’école, peut être pas l’idéal pour élever un bébé mais j’étais prête à affronter cette nouvelle perspective d’avenir, puis au troisième mois je l’ai perdu (on dit que la nature est bien faite? ou que rien n’arrive au hasard?)
    Je ne dirai pas que c’est à cause de la pilule, on en sera jamais la raison mais je n’oublierais jamais ce que ma maman m’a dit , « en étant tombée enceinte sous pilule le fœtus a pu en être infecté ».
    Trois ans sont passés, trois ans sans pilule et aucun pépin m’est arrivé! Il suffit simplement de prendre ses dispositions, il existe bien d’autres moyens de contraceptions!

    Avec mon parcours personnel, mon regard vis à vis de la pilule a réellement changé, bien-sûr cela ne concerne pas tout le monde, mais ça peut arriver!

    Nous avons tout de même la chance d’être dans une génération où la parole se libère et où l’on peut être libre de nos choix (tant pis pour ceux qui ne sont pas d’accord).
    Le plus important, il me semble, est d’être en accord avec soi-même et ainsi avec ses propres décisions. Après tout, elles n’engagent que nous?

    Mais ça fait tout de même du bien de pouvoir lire ce genre d’article, alors merci Virginie et si ton article peut éclairer certaines femmes sur leurs choix sois-en fière!

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    • Merci pour ton témoignage, c’est très touchant de lire ce qui t’est arrivé et je trouve que tu as été très courageuse à 20 ans pour faire face à ce triste épisode. Effectivement, peut-être que rien n’arrive par hasard et oui, il faut être en accord avec soi-même. C’est mon cas !
      Virginie

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  • Pour ma part je trouve que tu as été claire dans ton message, tu as arrêté la pilule en sachant très bien c que ça impliquait en termes de contraception, et tu le précises…
    Ce n’est pas facile de faire un choix éclairé car pas mal de gynéco font du forcing pour la pilule (par ex ma petite soeur n’a pas réussi à se faire poser un DIU car la gynéco était bloquée sur cette idée, elle a du demander à une sage femme…). Je pense que ça évolue doucement, heureusement

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  • Coucou,

    Je rejoins en parti ClemJP et Sara. Quand j’ai vu ton tweet sur l’article, je me suis dit « Bah…euh…2ans? avec une grossesse dedans, y’a un truc qui va pas ». Je n’ai pas compris.
    C’est réellement en lisant ton article que j’ai compris que tu parlais dans un premier temps d’acnés (qui est le vrai sujet) et le rôle de la pilule et son arrêt derrière. Ton titre nous trompe, on attend que le sujet principal soit la pilule en tant que contraceptif et pas anti-acnéique. D’où leur remarque, que je comprends.
    Je pense aussi que cela peut te desservir pour celle qui tombe par hasard sur ton blog. Elle va (avec le titre) se tromper de sujet. Avoue que le titre « Comment j’ai arrêté la pilule: mon bilan » + la conclu « Bah je suis tombée enceinte » ça fait inconsciente et le risque c’est qu’on passe à côté de ton message principal… Ce qui est bien dommage.

    Sur ce, passons sur le corps du sujet! Pour ma part, j’ai eu le droit à la phlébite (et à me retrouver par terre à croire que je mourrait quand le caillou est allé direct au coeur!), tachycardie, perte de cheveux, anémies, perte partielle de mes reins, mal de dos, boulimie (quand j’avais 60€ de courses qui partait dans la soirée, j’étais ravie, ma balance le lendemain aussi), dépression.
    J’ai pris ma pilule pendant 6 ans sans AUCUN de ces soucis. Puis on m’a IMPOSE la générique. 3 semaines plus tard rien allait. On m’a promis, juré, craché, certifié de source sûre que la générique n’y était pour rien et la pilule non plus. On m’a dit d’arrêter de fumer… « Alors, euh, comment vous dire que c’est compliqué d’arrêter de fumer là comme ça d’un coup QUAND TU N’AS JAMAIS FUME DE TA VIE???  » Bah, non, les médecins m’ont dit que je mentais. Jusqu’au jour où l’un d’eux m’a analysé ma respiration et à vu que je ne mentais pas.
    A cause de leur connerie, j’ai failli y passer avec cette phlébite, j’ai failli perdre mes reins. Mais non, « On va vous changer de pilule, mademoiselle! -Ah, je retourne sur la non générique? -Non non, je touche pas ma com’ si c’est pas un générique, la progestérone c’est bien plus fort, adieu libido et vous vous ne sentirez plus femme mais entre mes sous et votre vie, hein! ». Il a fallu que je gueule dans un cabinet, cassant tout (enfin, j’ai balancé des feuilles…YOLO) et en les menaçant de porter plainte sur plusieurs critères, en sortant mes cours (je suis ingénieure chimiste, JE SAIS que le générique n’est pas identique !) pour que le gynécologue daigne arrêter la pilule pour un stérilet en cuivre (pauvre de lui, je ne fais pas tourner l’argent avec ça!)

    Faut comprendre, la pilule, c’est des plaquettes chaque mois, sur une vie, le stérilet, c’est 30€ une fois pour 5ans. Ça ne fait pas rentrer d’argent dans les labos et donc chez les médecins. Alors, tant pis la santé, hein…

    A côté de tout ça, la pilule, comme toi, c’était pour l’acné. Je n’ai pas pu (pour des raisons de santé évidente) l’arrêter progressivement. Ça à mis 2 ans pour un retour moyen de libido, de cycle hormonal et que mes soucis de santé soient anecdotiques. Ça a mis 3ans pour que ma libido soit à 100%, j’ai encore mal aux reins par moment, mais ça fait un an que je n’ai plus fait de crise de tachycardie ou autre. Par contre, l’acné, en 2 mois, c’était revenu. J’ai des phases depuis, mais ça reste un acnés moyen à sévère… Rien ne marche, mais je ne prendrais pas d’autres conneries de traitement. Je pense que je relativise maintenant. Je complexe énormément sur ces boutons, mais je tente des trucs. Ma peau (en dehors des boutons) n’a jamais été aussi belle, c’est déjà ça. Ça me permet de travailler et de surveiller une alimentation saine aussi.

    Cette connerie de pilule a foutu en l’air mes études, et une partie de « mes meilleures années », d’un peu plus, ça aurait foutu en l’air ma vie pro. Je ne la laisserais plus faire quoique ce soit. Et je militerais encore pour que la pose du sterilet en cuivre soit le premier contraceptif donné. Du Zinc et des anti-bio font des merveilles pour l’acné juvénile. Pas besoin de cette merde en boite…

    Comme tu peux le voir, je suis très en colère encore contre tout ça… (et je m’énerve bien contre la pilule et pas contre toi, je précise au cas où!)

    Bisous!

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    • Coucou, nous avons déjà eu l’occasion de reparler sur twitter mais je n’avais pas encore répondu par rapport à ce que t’est arrivé et j’en suis vraiment désolée. Je suis assez choquée par ce que tu racontes sur ce médecin mais je suis au courant de ces jolies combines très courantes entre les docteurs et les labos et ça me dégoute. Je te souhaite le meilleur à présent…

      ps : juste pour info le titre de l’article n’est pas ‘Comment j’ai arrêté la pilule’ mais juste ‘2 ans sans pilule : le bilan’ donc effectivement en 2 ans, il s’en passe des choses dans une vie de femme de mon âge et il n’y a rien d’étonnant à ce que je sois tombée enceinte, ce qui n’a rien à voir avec le fait d’avoir voulu arrêter la pilule pour des raisons que j’explique dans l’article. Je n’ai jamais imaginé que l’on puisse me faire le reproche d’être irresponsable.

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  • Souffrant du syndrome des ovaires polykystiques (OPK), je prends la pilule pour mettre mes ovaires au repos. Sans quoi ils surproduisent, avec toutes les conséquences que ça peut engendrer. Je dois dire que ça m’arrange. Comme toi, je prends une pilule contre l’acné légère. Comme toi, je me suis posé des questions. Mais au moins, mon problème est résolu de lui-même, sans que j’ai de choix à faire. Je comprends et salue par ailleurs ta démarche.

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    • Si la pilule te permet de stabiliser ton syndrome, il ne fait pas hésiter à la prendre, c’est aussi ce que je ferais si je n’avais pas le choix. Ce que je trouve désolant c’est la désinformation volontaire et l’absence d’explications autour de la prescription des pilules…

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  • J’ai également arrêté la pilule d’un coup, il y a 3 mois, non sans beaucoup d’hésitation. J’avais peur d’avoir des « effets secondaires » suite à son arrêt. Mais finalement, ça va. Alors oui, j’ai de nouveau un peu d’acné, et mes cheveux graissent plus vite. Mais je pense que c’est aussi le temps qu’il faut à mon corps pour se réadapter. En tout cas, j’ai sauté le pas grâce à mon copain qui a apparemment plus conscience que moi des risques à prendre la pilule, mais aussi grâce à tous les témoignages que j’ai pu lire sur internet. Alors merci pour cet article, car je pense qu’il pourra en aider d’autres!

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  • pareil je suis entrain d’arrêter androcur+estreva. ma gyneco qui est spécialisé dans les traitments hormonaux m’a dit de ne surtout pas arrêter ce produit hyper fort du jour au lendemain car sinon ça serait la cata. du coup elle m’a prescrit l’arret sur 1 an et 1/2! yup! j’en prenais 1 entier par jour et ensuite je suis passé à 3/4 pendant 3 mois, puis 1/2 pendant trois mois, 1/4, puis 1/4 tous les deux jours (j’en suis là) puis 1/4 tous les 3 jours et arrêt. j’ai rallongé de 1 ou 2 mois à la phase 1/2 car j’ai senti que ma peau changeait du jour au lendemain donc j’ai ralenti le processus. là, depuis les 1/4 pendant 3 mois (j’ai fait 4 mois) j’ai recommencé à avoir des boutons, torse,dos epaules. pleins! j’ai l’impression que c’est aussi lié à l’alimentation et qu’avec la pilule, bah c’etait un cache misère et maintenant je vois les rebonds, des que je mange trop de sucre ou autre. ca fait ch… mais en même temps ça va m’obliger à faire plus attention à moi et à prendre en compte ma sensibilité alimentaire! je n’ai pas eu de règles depuis 7 ans avec cette prescription. là je m’attends à ce que ça me tombe dessus un jour ou l’autre, mais je ne sais pas quand! j’espère juste que ca sera pas la surprise le seul jour de l’année où je met un pantalon blanc 😀

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  • Je n’ai jamais pris ce truc et depuis qu’une fille de mon âge a fait un AVC en partie à cause de ça ( A priori elle s’en est bien tirée puisqu’elle était jeune. ) je me suis renseignée et je ne veux même pas en entendre parler …

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