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La fête des mères

3 ans à présent que j’endosse le rôle de maman, le rôle d’une vie. Bien sur, je m’applique à essayer de rester la femme que j’étais avant mais devenir parent implique que nos enfants passent désormais avant tout. Les enfants, justement, je n’en voulais pas et me voilà bientôt ‘mum of two’ et je me sens aussi fatiguée que grandie par ce statut que je ne regrette pas du tout.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de faire le point sur l’envers du décor de la jolie galerie de photos des réseaux sociaux et prendre le temps de poser des mots ici, sur mon espace personnel qui me permet d’aborder des sujets de manière plus approfondie que dans mes légendes de photos Instagram.

3 ans se sont écoulés depuis cet accouchement par césarienne qui n’était pas celui que j’imaginais mais dont l’issue aurait pu être bien plus dramatique à une autre époque. Alors, croyez-moi, je préfère voir le positif et relativiser sur cet épisode qui a été assez violent à vivre pour moi comme pour Madeline j’imagine. Si j’ai encore du mal à intégrer mon statut de femme mariée (pourtant je le suis depuis 7 ans) et du mal à dire ou à écrire ‘mon mari’ ayant l’impression d’avoir 50 ans en utilisant ce terme, je n’ai au contraire aucun mal à me définir comme maman et à dire ‘ma fille’.

Cependant, je dois aussi avouer que l’amour ressenti pour son enfant n’est pas du tout évident et magique comme on le voit dans certaines émissions de TV ou dans les films. Les hormones, le post partum, les aléas du quotidien, un nourrisson qui pleure beaucoup, qui dort peu ou dont l’allaitement est douloureux et chaotique peuvent être des freins à ressentir instantanément des sentiments positifs envers son enfant dans ses premières semaines de vie. Je ne dis pas que c’est ce qui m’est arrivé, ce sont des exemples de la réalité des premières semaines avec un bébé.

Pour ma part, l’amour envers ma fille monte crescendo et je trouve que c’est un sujet qu’il faut aborder pour déculpabiliser les parents et en particulier les mamans qui vivent des tourments assez incroyables et une pression sociale immense. Je pense que bon nombre de jeunes mamans ont peur, se demandent si elles vont y arriver, si elles sont assez ceci ou trop cela et que la société n’aide pas vraiment à les déculpabiliser.

Je tenais à écrire ici, à toutes les futures mamans qui passeront par là que vous risquez de vous sentir perdues durant quelque temps à l’arrivée de votre bébé mais que le dialogue avec votre conjoint/e et puis le temps, vous aideront à trouver votre nouvelle place et à créer ce fameux lien entre vous et votre bébé. J’aurais aimé lire ce genre de témoignage honnête avant de devenir maman plutôt que ce flot d’injonction au bonheur qui pèse sur les réseaux et sur la société. Rien n’est simple dans la réalité mais ce que j’ai appris en 3 ans sur la vie, sur moi et sur les enfants mérite totalement les petites ou grandes difficultés du quotidien.

Ma fille me rend plus forte, me fait grandir, me donne des ailes. Je tiens à lui transmettre des valeurs fortes mais aussi des petites choses du quotidien qui feront d’elle, je l’espère, une adulte confiante, respectueuse et surtout heureuse. J’ai trouvé le rôle de ma vie et je suis fière de ma petite tête blonde.

Aujourd’hui, c’est ma fête il paraît. Aujourd’hui tu m’as dit : ‘wouah maman t’es belle, ah non maman t’es pas belle’. Hier tu nous as dit en plein milieu du repas : ‘papa je t’aime, maman des fois je t’aime pas’. J’ai craqué.

Nous sommes en plein oedipe. Madeline vénère son papa, a une attitude différente selon si elle est avec moi ou avec lui. Son père lui, la recadre, trouve les mots, la raisonne, lui dit la vérité et ça me rassure énormément sur le fait que je n’ai pas à culpabiliser. Je fais ce que je peux, malgré ma grossesse, je joue, je suis toujours disponible pour dialoguer, expliquer et puis j’essaie aussi d’appliquer au maximum certains principes de l’éducation positive mais je suis maman d’une petite fille qui traverse la période charnière des 3-6ans durant laquelle elle cherche à prendre ma place, à séduire son papa et peut-être même à me repousser parfois. C’est dur mais c’est ainsi et mon amour pour elle continue d’augmenter car heureusement, nous vivons aussi des moments de complicité mère fille, des câlins, des bisous et des ‘je t’aime’ par dizaine tous les jours.

Et puis, pour me rassurer je sais aussi que ce qui se passe dans la tête de ma fille est logique, connu et expliqué depuis la nuit des temps. Le fait d’attendre un bébé et le fait de lui répéter à longueur de temps qu’elle va devenir grande soeur est peut-être pour elle une période intense à vivre sur le plan émotionnel. Je ressens sa joie de connaître son petit frère autant que son appréhension à trouver sa place dans ce nouveau schéma…

 

Ca fait 3 ans que je suis devenue maman et comptez sur moi pour toujours continuer de dire la vérité sur les difficultés de la vraie vie plutôt que de ne montrer que le beau et le positif.

 

Aujourd’hui c’est ma fête, j’ai un mari et une fille incroyables, deux chiens qui puent du bec et un bébé qui joue au baseball dans mon ventre. Je vais continuer d’être une maman imparfaite mais envers qui mes enfants pourront toujours trouver réconfort, amour et dialogue. Je les aiderai du mieux que je peux à surmonter les épreuves de la vie…

 

 

 

3 Comments

  1. Julie

    Super article! Merci!

  2. Deplagne Stéphanie

    Coucou ma lily, très beau texte, qui refait revivre des événements passés.
    Car en effet pour ma part ayant accouché de jumelles un jour du 13 septembre 2012. Bien sûr grossesse à risque au vu de mon poids et avec deux bébés. Mais qui dans l’ensemble c’est super bien passé. Arrivées au bout de 7 mois 1/2 ça a été un choc pour le papa car on passe de 2 à quatre enfin cing avec le toutou.
    Amoureux fou de ses 2 filles, il est parfois même trop gentil. Mais je suis d’accord sur l’oedipe.
    Elle le vénère et à 7 ans c’est l’homme de leur vie. Et je passe bien sur après.
    C’est très dur à vivre je dois dire. Bien sûr je n’en dis rien je garde ça pour moi car il est heureux d’être papa…
    Elles veulent tout le temps être avec lui, que lui soit tout le temps à la maison…. Bref c’est lui et plus moi.
    C’est quelque chose que j’admets maintenant.
    Je suis juste la maman qui reçoit des bisous, de câlins mais je passe après papa…
    Grâce à mon travail, je m’évade un peu plus.. Au vue des événements récents à cause du covid 19 elles sont à la maison et je joue fais les devoirs fâche beaucoup car c’est pas simple mais je reçois plus de bisous donc j’en profite aussi.
    C’est pas facile d’être maman. Souvent on entend que les femmes dont faites pour être mères mais non on ne n’ait pas avec un manuel de la parfaite mère… On apprend, j’apprends tous les jours et des fois c’est dur stressant et on voudrait partir… Mais qd mes yeux se posent sur les leurs je suis hyper heureuse et fière d’avoir mis au monde ces 2 merveilles… Mêle si leur chamailleries sont dur…
    Courage ma belle sœur. Gros bisous à vous 4

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