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Dans sa chambre à lui


Il y a un peu plus de 3 ans, je vous montrais ici la chambre de Madeline encore immaculée, toute bien rangée, avec ce mur vert Farrow and Ball qui apportait un peu d’audace à la modernité de notre ancien appartement. Aujourd’hui, nous vivons dans une maison ancienne mais refaite et c’est la chambre de notre garçon que je vous fait visiter. Le parquet est en bon état et les murs de la chambre de bébé soleil resteront blancs mais bien décorés pour autant.

C’est drôle de revoir la première chambre de Madeline, je me rends compte que les coloris que l’on avait choisi était relativement mixes et j’ai la même impression en poussant la porte de la chambre de notre futur bébé. On a récupéré tout ce qu’on pouvait de sa grande soeur certes mais on a essayé d’apporter une touche nouvelle à l’environnement de ce petit mec qui arrive tout bientôt pour agrandir notre famille.

Il ne manque plus que lui, sa petite odeur de bébé chat et de lait caillé. Tellement hâte de le voir utiliser son espace avec sa soeur qui est plutôt fan de cette déco elle aussi. Elle m’a demandé de la prendre en photo ce qui est assez rare, elle n’aime pas trop ça en général. Madeline vous fait la visite de la petite mais néanmoins adorable chambre de son petit frère.

  Quelques infos :
Chaussons 0-6mois Donsje Amsterdam Spark Dog
Coussin musical Petit Picotin
Miroir ancienne collection du Petit Souk
Lapin accroché au mur et Peluche lapin H&M (sold out)
Veste accrochée Poudre Organic chez Fox & Peonies
Doudou Lune : H&M / Doudou dino : Liewood / Biche : Maileg
Couverture Lin & coton Garbo & Friends chez Fox & Peonies
Sac à langer et accessoires motifs FIORI de la marque Cam Cam
Je n’ai pas tout listé donc n’hésitez pas à me demander si vous cherchez un article en particulier

Un grand merci pour les présents déjà reçus que les offrants retrouveront sur les photos ♥

 

Lilas Blanc au banc d’essai

Quand je regarde l’historique de mes articles de la catégorie Beauté, je me rends compte à quel point on peut évoluer sans cesse au fil du temps. Grâce à mon blog, j’ai eu la possibilité de tester un certain nombre de produits de cosmétiques en tous genres. Je reçois d’ailleurs très régulièrement des propositions que je refuse quasiment toutes depuis quelques années.

Lorsque je partage ici, une routine de maquillage, des produits capillaires ou autres types de cosmétiques, c’est que j’ai au préalable jugé pertinent de donner une visibilité à une marque ou à un concept qui me correspond vraiment. Lilas Blanc fait donc partie des rares marques de cosmétiques pour lesquelles j’accepte de donner mon avis.

En ‘vieillissant’, je suis de plus en plus adepte du principe de posséder moins mais mieux. Plus jeune, je craquais pour toutes sortes de produits, sans trop regarder les étiquettes. C’est bel et bien fini depuis quelques années.

Devenir végétarienne en 2013 m’a lancé vers le chemin du ‘consommer mieux’ dans tous les domaines. Devenir maman a été une autre étape car je n’ai plus le budget pour tester toutes les crèmes miraculeuses qui sortent chaque semaine !

Je préfère dorénavant me consacrer à une routine, une seule marque et une fois que j’ai trouvé ce qui me correspond, je n’en change plus. Sauf quand la gamme en question n’est plus commercialisée en France et là c’est le drame ^_^ C’est d’ailleurs une des raisons qui m’a donné envie de laisser une chance aux produits bios, fabriqués sans cruauté animale et en France des Laboratoires Lilas Blanc. Je me suis retrouvée sans réelle routine, avec une peau déshydratée et plutôt mixte donc impossible d’acheter n’importe quelle crème ayant besoin d’eau pour ma peau et non de lait nourrissant qui ferait ressortir monsieur sébum que personne n’a envie de voir sur son visage 🙂

Avec Lilas Blanc, me voilà donc en chemin vers une nouvelle routine et après quelques semaines de test, je suis en mesure de délivrer ici mon avis en toute transparence. Je vous détaille les 5 produits que je teste.

Etape 1/ l’eau native démaquillante : l’odeur est délicate, l’efficacité est top, le mascara n’y résiste pas et ma peau est prête à recevoir le soin suivant. On peut aussi l’utiliser le matin avant comme eau nettoyante avant de passer à l’étape des soins, c’est pour cela qu’il s’agit de la première étape du protocole conseillé par la marque.

Etape 2/ masque natif exfoliant : un exfoliant sans grain. Voilà le produit que j’avais le plus hâte de tester. Je ne supporte clairement aucun exfoliant bon marché qui agressent systématiquement la peau de mon visage. Rougeurs et boutons garantis après leur utilisation. Avec ce masque doux et léger, c’est tout l’inverse. Je le laisse poser 10 minutes sur mon visage propre, je fais des mouvements circulaires et je rince. Ma peau n’a jamais été agressé par ce produit, au contraire, c’est vraiment l’exfoliant le plus doux que j’ai testé. Il est super adapté aux peaux réactives. L’odeur est délicate, j’adore.

Etape 3/ concentré natif protecteur : une étape nouvelle pour moi car il s’agit de mon premier sérum anti-rides. J’ai 31 ans et je crois qu’il est temps d’anticiper l’inévitable. Je sais que c’est le bon moment pour moi de débuter l’utilisation de ce genre de produit. Celui-ci a aussi un effet anti-pollution ce que je trouve plutôt bien adapté à mon mode de vie, habitant en ville. La texture est fluide, facile à appliquer, l’odeur est douce.

Etape 4/ crème native légère : j’avais un peu peur qu’elle ne me soit pas totalement adaptée car elle est conseillée pour tous types de peaux. Cependant elle est particulièrement efficace sur les peaux sensibles, ce qui est mon cas. Ce que j’apprécie, c’est qu’elle laisse un fini naturellement lumineux sur la peau mais pas brillant pour autant. L’odeur est fleurie mais pas entêtante.

Etape 5/ l’huile merveilleuse : j’ai l’impression que chaque marque de cosmétiques possède son huile merveilleuse, prodigieuse, envoûtante blablabla ^_^ Personnellement, j’ai voulu tester celle-ci pour l’appliquer sur mes pointes de cheveux et  sur mon ventre durant la grossesse. En toute honnêteté je ne l’ai testé que sur mes pointes pour le moment et mes cheveux ont été très lumineux après utilisation mais attention, ça reste de l’huile donc il n’est pas nécessaire d’en appliquer beaucoup.

 Pour résumer, mon coup de coeur est la crème native légère qui apporte un effet naturellement ‘glowy’ à la peau au fil du temps sans pour autant faire briller la zone T, ce que je redoutais énormément. On m’a dit que j’avais bonne mine dernièrement et je trouve que depuis que j’utilise Lilas Blanc, ma peau est plus douce. Je suis agréablement surprise par l’ensemble des produits. L’huile merveilleuse n’est pas le produit qui me sert le plus et je ne pense pas l’acheter à l’avenir n’étant pas une fana des textures huileuses mais pour le reste, je recommande cette douce marque française aux packagings en verre et en bois qui feront leur effet dans votre salle de bain.

Petit bonus pour vous, si jamais vous avez envie de commander des produits sur le site Lilas Blanc, la marque vous offre 5€ à déduire de votre commande et les frais de port vous seront offerts dès 25€ d’achat jusqu’au 31/08/20 avec le CODE PROMO : MONSOINBIO

7 mois de toi

Le titre de ce post fait référence à celui de l’article que j’ai écrit en décembre 2016 et qui s’appelait 5 mois de toi, lorsque j’attendais Madeline.

7 mois in utero qui m’en paraissent le double. J’ai si hâte de rencontrer mon bébé. Cette grossesse n’aura pas été simple et pas franchement agréable, vous l’aurez compris si vous avez lu les précédents posts ici et je compte les semaines avant la date prévue du terme. 9, il en reste 9 !

J’utilise la vitrine qu’est mon blog pour poster quelques photos prises récemment en famille afin de graver le souvenir de ce dernier trimestre de grossesse mais j’en profite aussi pour partager nos premières images créatives. J’entends par là que nous avons récemment débuté l’expérience du vaste monde de l’illustration mêlé à mes photos habituelles. On débute, on découvre, on tâtonne et on s’amuse surtout. Une nouvelle activité créative au compteur.

Une activité qui permet aussi de travailler à deux, de partager nos compétences et nos goûts.

Le confinement nous a donné le temps pour dessiner et peindre et très vite on a eu envie de passer à la tablette graphique, ce qui a été un fail total. On n’a pas du tout aimé le fait de dessiner sur une tablette et devoir regarder l’écran de notre ordinateur en même temps pour voir le résultat. Cette technique nécessitait une certaine maîtrise que nous n’avions clairement pas. C’est donc avec l’Ipad Pro, son pencil magique et les applis Procreate, Fresco et Photoshop que nous nous laissons aller à notre créativité. J’ai troqué mes pinceaux contre le stylet de l’Ipad mais je n’ai pas changé pour autant mon envie d’associer les végétaux à tout ce que je fais…

Avec Madeline on porte la collection Mariemekko pour Uniqlo

La fête des mères

3 ans à présent que j’endosse le rôle de maman, le rôle d’une vie. Bien sur, je m’applique à essayer de rester la femme que j’étais avant mais devenir parent implique que nos enfants passent désormais avant tout. Les enfants, justement, je n’en voulais pas et me voilà bientôt ‘mum of two’ et je me sens aussi fatiguée que grandie par ce statut que je ne regrette pas du tout.

Aujourd’hui, j’ai eu envie de faire le point sur l’envers du décor de la jolie galerie de photos des réseaux sociaux et prendre le temps de poser des mots ici, sur mon espace personnel qui me permet d’aborder des sujets de manière plus approfondie que dans mes légendes de photos Instagram.

3 ans se sont écoulés depuis cet accouchement par césarienne qui n’était pas celui que j’imaginais mais dont l’issue aurait pu être bien plus dramatique à une autre époque. Alors, croyez-moi, je préfère voir le positif et relativiser sur cet épisode qui a été assez violent à vivre pour moi comme pour Madeline j’imagine. Si j’ai encore du mal à intégrer mon statut de femme mariée (pourtant je le suis depuis 7 ans) et du mal à dire ou à écrire ‘mon mari’ ayant l’impression d’avoir 50 ans en utilisant ce terme, je n’ai au contraire aucun mal à me définir comme maman et à dire ‘ma fille’.

Cependant, je dois aussi avouer que l’amour ressenti pour son enfant n’est pas du tout évident et magique comme on le voit dans certaines émissions de TV ou dans les films. Les hormones, le post partum, les aléas du quotidien, un nourrisson qui pleure beaucoup, qui dort peu ou dont l’allaitement est douloureux et chaotique peuvent être des freins à ressentir instantanément des sentiments positifs envers son enfant dans ses premières semaines de vie. Je ne dis pas que c’est ce qui m’est arrivé, ce sont des exemples de la réalité des premières semaines avec un bébé.

Pour ma part, l’amour envers ma fille monte crescendo et je trouve que c’est un sujet qu’il faut aborder pour déculpabiliser les parents et en particulier les mamans qui vivent des tourments assez incroyables et une pression sociale immense. Je pense que bon nombre de jeunes mamans ont peur, se demandent si elles vont y arriver, si elles sont assez ceci ou trop cela et que la société n’aide pas vraiment à les déculpabiliser.

Je tenais à écrire ici, à toutes les futures mamans qui passeront par là que vous risquez de vous sentir perdues durant quelque temps à l’arrivée de votre bébé mais que le dialogue avec votre conjoint/e et puis le temps, vous aideront à trouver votre nouvelle place et à créer ce fameux lien entre vous et votre bébé. J’aurais aimé lire ce genre de témoignage honnête avant de devenir maman plutôt que ce flot d’injonction au bonheur qui pèse sur les réseaux et sur la société. Rien n’est simple dans la réalité mais ce que j’ai appris en 3 ans sur la vie, sur moi et sur les enfants mérite totalement les petites ou grandes difficultés du quotidien.

Ma fille me rend plus forte, me fait grandir, me donne des ailes. Je tiens à lui transmettre des valeurs fortes mais aussi des petites choses du quotidien qui feront d’elle, je l’espère, une adulte confiante, respectueuse et surtout heureuse. J’ai trouvé le rôle de ma vie et je suis fière de ma petite tête blonde.

Aujourd’hui, c’est ma fête il paraît. Aujourd’hui tu m’as dit : ‘wouah maman t’es belle, ah non maman t’es pas belle’. Hier tu nous as dit en plein milieu du repas : ‘papa je t’aime, maman des fois je t’aime pas’. J’ai craqué.

Nous sommes en plein oedipe. Madeline vénère son papa, a une attitude différente selon si elle est avec moi ou avec lui. Son père lui, la recadre, trouve les mots, la raisonne, lui dit la vérité et ça me rassure énormément sur le fait que je n’ai pas à culpabiliser. Je fais ce que je peux, malgré ma grossesse, je joue, je suis toujours disponible pour dialoguer, expliquer et puis j’essaie aussi d’appliquer au maximum certains principes de l’éducation positive mais je suis maman d’une petite fille qui traverse la période charnière des 3-6ans durant laquelle elle cherche à prendre ma place, à séduire son papa et peut-être même à me repousser parfois. C’est dur mais c’est ainsi et mon amour pour elle continue d’augmenter car heureusement, nous vivons aussi des moments de complicité mère fille, des câlins, des bisous et des ‘je t’aime’ par dizaine tous les jours.

Et puis, pour me rassurer je sais aussi que ce qui se passe dans la tête de ma fille est logique, connu et expliqué depuis la nuit des temps. Le fait d’attendre un bébé et le fait de lui répéter à longueur de temps qu’elle va devenir grande soeur est peut-être pour elle une période intense à vivre sur le plan émotionnel. Je ressens sa joie de connaître son petit frère autant que son appréhension à trouver sa place dans ce nouveau schéma…

 

Ca fait 3 ans que je suis devenue maman et comptez sur moi pour toujours continuer de dire la vérité sur les difficultés de la vraie vie plutôt que de ne montrer que le beau et le positif.

 

Aujourd’hui c’est ma fête, j’ai un mari et une fille incroyables, deux chiens qui puent du bec et un bébé qui joue au baseball dans mon ventre. Je vais continuer d’être une maman imparfaite mais envers qui mes enfants pourront toujours trouver réconfort, amour et dialogue. Je les aiderai du mieux que je peux à surmonter les épreuves de la vie…

 

 

 

Pour ne jamais oublier… (3 mois de grossesse)

C’est avec joie que j’écris cet article. C’est plus qu’une joie d’ailleurs c’est en fait une nécessité d’écrire, de poser mes mots.

Pour ceux qui me suivent sur insta, vous êtes au courant que je suis de nouveau enceinte et que cette grossesse souhaitée nous a apporté énormément de bonheur. Je ne sais pas très bien par où commencer tellement j’ai de sujets à aborder autour de cette annonce, de cette grande nouvelle.

Peut-être que je dois débuter par mon ressenti le plus éloigné pour revenir par la suite au présent et au futur. Aussi loin que je me souvienne, de part mon manque de confiance en moi légendaire mais très bien caché en société, j’ai toujours cru ne jamais pouvoir enfanter. Le mot n’est pas très beau et c’est volontaire parce qu’il correspond à cette image tellement dévalorisée que je me suis forgée de moi-même. Je parle au passé car la vie, les expériences et le travail que j’ai pu faire sur moi-même m’amènent à m’accepter et mieux m’estimer aujourd’hui.

Tomber enceinte de Madeline a donc été une incroyable surprise à l’époque. J’ai vraiment réalisé que mon corps avait été capable de mettre au monde un enfant plusieurs mois seulement après avoir accouché. Je n’avais tellement pas confiance en ma capacité de faire ce que tant de femmes arrivent à faire si banalement depuis la nuit des temps. Je ne pensais pas non plus pouvoir allaiter, me persuadant que ma poitrine que je déteste n’était pas en mesure, en capacité, de nourrir cet enfant.

Je crois que Madeline m’a guéri de ces conneries que j’avais dans la tête. Elle est réelle, elle existe, elle parle, elle marche, elle est en vie ET elle vient du creux de mon ventre, de mes entrailles. Je l’ai nourri aux seins 3 mois. Ce n’est peut-être pas beaucoup pour certains mais quelle fierté pour moi qui considérais mon corps comme un incapable. J’ai réussi, on a réussi toutes les deux.

Quelques mois après la naissance de Madeline, nous avons souhaité avoir un deuxième enfant et bingo, je suis tombée enceinte dès le premier essai. Cette fois, avec plus de confiance, je crois à fond en ce qui nous arrive mais malheureusement une épreuve de la vie nous attend. Malgré le test urinaire positif et malgré une prise de sang positive, se cache en fait une grossesse qui n’a aucune chance d’aboutir car l’embryon ne se développe pas dans l’utérus. On appelle ça une grossesse extra-utérine. Douche froide, épisode douloureux, divers rendez-vous médicaux, mauvais diagnostic de l’hôpital, intervention douloureuse psychologiquement, mauvaise prise en charge émotionnelle du personnel soignant… Nous mettons un peu de temps à tourner la page. Ils auraient eu un an d’écart. Il aurait bientôt 2 ans.

Si j’ai souhaité aborder ce sujet personnel ici, c’est un peu pour désacraliser la vie parfaite véhiculée par les réseaux sociaux. On ne poste que des choses positives, on parle de la grossesse comme si elle n’était que joie et bonheur. Je pense qu’il est important de souligner que la vie d’une femme a de fortes chances d’être teintée de fausse couche, de maux de grossesse extrêmement pénibles, d’IVG sans suivi psychologique, de douleurs dues aux cycles menstruels, de violences obstétricales banalisées, d’accouchements douloureux etc.

Je veux que ma fille puisse vivre dans un monde dans lequel elle puisse se plaindre et aborder ces sujets naturellement. Je ne veux pas qu’elle se cache et doive supporter des expériences traumatisantes sous prétexte que c’est une fille et qu’il est normal pour une fille de vivre ce genre de situations dans le silence comme c’est encore le cas trop souvent.

Je traverse actuellement et ceux depuis le début de cette 3ème grossesse, une période extrêmement compliquée à gérer sur le plan physique et émotionnel. Je suis très heureuse d’être enceinte mais les nausées et les vomissements ont été tellement omniprésents que je n’avais plus la force de me lever, de m’occuper de ma fille de bientôt 3 ans, de m’occuper de mon foyer, de travailler. Aujourd’hui, je ne peux plus supporter d’entendre que la grossesse n’est pas une maladie. Passer 3 mois avec une sensation de gueule de bois constante, à vomir en moyenne 3 fois par jour, à avoir la nausée du matin jusqu’au soir. A dormir les aprems alors que je dors déjà 12 heures par nuit. A ne pas avoir le courage d’atteindre ma douche. A vomir parce que je sens des odeurs que personne d’autre ne sent. A porter un masque pour pouvoir entrer dans ma cuisine car ces odeurs, ces foutus odeurs… A porter toute la journée des bracelets d’acupression qui compriment les poignées pour tenter de diminuer les nausées, à faire des cauchemars, des insomnies. A supporter les remarques et les sourires parce que oh ça va, il y en a eu d’autres avant toi qui sont tombées enceinte ! Il y a celles qui bossent dur jusqu’à la date officielle de leur congé mater. Et puis, il y a les autres. Il y a moi. Je pense que mon état n’a pas été loin de ce qu’on peut appeler une dépression. Plus d’envie, plus d’énergie, l’impossibilité de voir le positif.

J’avais tellement besoin d’écrire ça, ici, sur mon espace. J’aimerais que mon article puisse résonner en certaines personnes. La grossesse est unique, ce que je ressens ne doit pas faire peur, mais ça doit être su, être partagé car c’est un état qui existe et pour celle qui le vit, le soutien est primordial et heureusement j’ai pu m’appuyer sur ma moitié durant cette période infernale. Je sais aussi que mon état était assez proche de celui de l’hyperemesis gravidarique qui est encore l’étape au dessus de ce que j’ai vécu car il implique une hospitalisation bien souvent pour déshydratation. Heureusement pour moi les nausées étaient plus importantes que les vomissements.

Je ne connais aucune femme autour de moi qui ai subi tout le package de maux de grossesse que je viens de vous énumérer. Difficile pour moi de ne pas passer pour celle qui se plaint de sa situation et je garde en tête tous les couples qui veulent devenir parents et qui galèrent. Toutes ces femmes qui aimeraient peut-être endurer ce que j’endure pour avoir la chance d’accueillir un enfant dans leur foyer. Je sais que ça va passer, que mon état est temporaire, que j’oublierai tout quand mon bébé sera parmi nous.

Je me rends compte que j’ai écrit au présent et au passé et c’est très représentatif de mon état actuel car je suis entrain de dire au revoir à ce maudit premier trimestre et j’espère pouvoir laisser derrière moi tous ces désagréments qui sont encore un peu présent actuellement. Je crois pouvoir dire que je vais de mieux en mieux. Je compte reprendre le travail. Je n’aurais pas pu imaginer ça il y a encore quelques semaines. Ca peut prêter à sourire mais je reviens de loin, je me suis sentie envahie par la tristesse et la perdition pendant quelques semaines. Les hormones de grossesse m’ont jouées des tours durant ces premières semaines de grossesse tant sur le plan physique qu’émotionnel. Je me remets aussi d’un deuil assez récent et j’ai peut-être enfoui des sentiments que la grossesse n’a pas pu retenir en elle plus longtemps. Et pourtant, ce petit être qui arrive dans la famille ne demande qu’à ouvrir une nouvelle fenêtre sur l’avenir. En ça je crois très fort.

Ne souhaitant pas écrire un article aux tonalités totalement négatives et allant de mieux en mieux, j’ai envie de prendre un peu de recul face aux dernières semaines difficiles et finir l’article en vous livrant quelques anecdotes dont je préfère aujourd’hui rigoler en publiant les commentaires que vous m’aviez laissé sous l’article ‘Au secours, je deviens folle ! (6mois de grossesse)‘ écrit en Janvier 2017 ainsi que vos petits mots postés sur mon Instagram. Ces petites anecdotes avaient été bienvenues, elles m’avaient rassurées et données le sourire, j’avais très envie de les publier ici pour illustrer cet article.

‘Je pleurais non stop pour tout et rien (le dernier biscuit était seul dans la boite, la pub pour serviettes hygiéniques Nana, plus de tarte au resto etc)
Je ne supportais plus aucun parfum
J’avais des envies folles de couscous ou de churros
Je faisais des cauchemars incroyablement réalistes
Je suis devenue maniaque à la limite du toc (il paraît que c’est souvent avant l’accouchement) et ça c’est pas du tout passé.’

Bobby Elroy

‘Pour moi, impossible de sentir une odeur de poulet ! Il fallait que je sorte de la pièce si quelqu’un en mangeait… Le 1er trimestre, outre m’endormir à 20h comme les poules, je me nourrissais de cornichons, de pain, de kiri, de glace à la vanille, de bananes et de chocolat… Et de lait ! Alors que je DÉTESTE le lait.
Une pub de couche pour bébé me faisait pleurait… enfin bon… les hormones quoi !’

Mathilde

‘Je peux me mettre à déprimer, pleurer parce que je ne sais pas comment m’habiller, parce que j’ai des boutons plein la tronche ou parce que j’ai foiré mon vernis à ongles! Ça devient pire si l’amoureux se moque un peu de moi (après il vient me câliner). Et puis une heure après (ou le lendemain) je vais beaucoup mieux avec la grosse patate!
Je peux d’un coup faire une espèce de crise de maniaquerie et décider de tout ranger et si par malheur après y’a quelqu’un à la maison qui n’a pas rangé ses affaires ou mis un verre dans l’évier alors qu’il est vide et que toute la vaisselle est lavée ça peut me mettre hors de moi, un peu en mode gremlins pas content!
Je ne me sens pas du tout épanouie dans cette situation, j’attends mai avec impatience. Même si quand ma grenouille bougeotte dans mon ventre, je m’arrête, j’en profite, je mets mes mains sur mon ventre, je le regarde, parfois on voit de l’extérieur les petits mouvements et ça ça m’éclate. Mais je ne me m’inscris pas dans le  » tu verras la grossesse c’est génial »’

Mandy

‘J’ai connu ça pour ma 2ème grossesse nausées et vomissements jusqu’a l’accouchement. Impossible de rentrer dans la cuisine . Les odeurs me rendaient malades et en plus les odeurs de parfum. Je ne supporte toujours pas le parfum chance de Chanel que j adorais pourtant!!! Et cela va faire 16 ans que j ai accouché.’

Delf

‘J’étais capable de tout virer de colère de la salle de bain parce que l’on avait utilisée MA serviette, mettre ma meilleure amie à la porte en pleine nuit (si, si) juste parce qu’elle n’était pas rentrée à l’heure qu’elle avait prévu, je pleurais sans cesse ou je riais, c’était épuisant ! Je dormais au début au moins 15h par nuit, de toute façon le reste du temps je piquais du nez…
Mais à un moment je ne sais pas ce qui s’est passé, moi qui cuisinait tout le temps, je n’ai moi non plus plus approché la cuisine. J’ai fini par faire des crises de larmes pour déménager parce que je ne supportais plus cette odeur de soupe insoutenable qui était dans l’appartement (alors que nous avions déménagé pour plus grand et donc jamais fais de soupe dans cet appart) j’ai tout essayé, encens, assainisseur d’intérieur, aérer toute la journée (je te laisse imaginer en janvier), et pour finir je sortais du matin au soir au parc, à la médiathèque, bref partout sauf LA CUISINE qui sentait vraiment trop la soupe !!!!’

Bambichoses

‘J’étais en pleine forme mais alors j’ai traumatisé mon mec avec les pommes noisettes je pouvais en manger même le matin, j’en avais un plein congélateur puis les pommes de terre vapeur ont pris un peu le dessus mais le mal était fait mon homme ne pouvait plus supporter les pommes noisettes ah ah ! On est bizarre quand même enceinte ! Ah et sinon plus fort que moi je passais l’aspirateur tous les jours ! Mon voisin me détestait !’

Lisbaune Persie

‘J’ai passé ma grossesse à commande chez Foodcheri, Deliveroo, chinois en bas de chez moi, pizza, ou à réchauffer des sachets de surgelés Picard. Je ne supporte plus aucun parfum et j’ai changé dix fois de lessive parce que je trouvais qu’elles sentaient toutes trop fort et je constate que le sandwich au kiri a beaucoup de succès auprès des femmes enceintes’

Anne_dressingideal

 

Merci à mon amie Lou pour les jolies photos ♥

Montréal en octobre

Premier article à propos de Montréal. Un article un peu blabla sur notre ressenti par rapport à la ville notamment. Un prochain article city-guide complétera celui-ci, je listerai mes bonnes adresses.

Nous avions un immense besoin d’évasion et ce n’était franchement pas raisonnable mais on l’a fait quand même. Partir en octobre laisse 2 choix : soit choisir une destination ensoleillée pour lutter contre la grisaille, soit s’immerger totalement dans la saison automnale et cette deuxième option nous a tout de suite fait penser au Canada et particulièrement à Montréal. Une ville qu’on a souvent voulu visiter hors période hivernale. Notre choix était donc fait.

Je suis de ceux qui aiment l’automne, la nature qui change de couleurs juste avant de s’éteindre. Les températures fraîches mais pas froides, l’esprit d’Halloween en particulier sur le continent américain, les citrouilles et autres cucurbitacées, les boissons chaudes etc.

J’ai été servi en allant à Montréal le temps d’une semaine d’octobre pile pendant mon anniversaire. Tout ce que je viens de citer au dessus a fait parti de notre quotidien sur place. Je ne pourrais compter le nombre de latte et de cappuccino que l’on s’est enfilé. Les coffee shops sont si nombreux qu’ils font parti du décor. Je me souviens que j’avais été surprise lors d’un voyage a Amsterdam sur la beauté des restaurants, des boutiques et des cafés mais Montréal m’a encore plus émerveillée sur ce point. Avec les décos d’automne, tous les commerces étaient ravissants.

Je voulais partir une journée dans une forêt environnante histoire de prendre un peu de recul sur cette semaine où nous avons foulé le bitume mais finalement on ne s’est pas senti oppressé par la ville. L’immensité et l’omniprésence du parc Mont-Royal a compensé une éventuelle envie d’évasion dans la nature.

Nous étions sur place 6 jours ce que j’ai trouvé suffisant mais une journée supplémentaire aurait été parfaite pour finir la découverte de la ville. On a marché 4 jours/6 et on a parcouru 80km à pieds. En 4 jours donc ! On est rentré crevés mais contents.

Heureux pour plusieurs raisons et entre autre le fait qu’on aime toujours autant voyager mais qu’on ne peut pas le faire aussi régulièrement qu’avant. Avant d’être parents, d’avoir des responsabilités. La question financière est l’aspect principal bien sur et voyager coûte cher, demande des sacrifices et l’argent ne tombe pas toujours du ciel.

Ce qui me permet d’aborder un point concernant le choix d’être parti une semaine sans notre fille de 2 ans et demi. Premièrement, je ne veux pas généraliser, chaque enfant est unique, chaque parent est libre de penser et d’agir à sa manière. Les familles qui partent en voyage avec des enfants en bas âge ont tout mon respect et si tout le monde y trouve son compte au sein de la famille, alors parfait, c’est génial et je le dis très sincèrement.

De notre côté, il y a eu deux choses que l’on a prise en compte. La première c’est qu’on savait pertinemment que ce voyage allait imposer un rythme soutenu à notre fille et on ne voulait pas qu’elle subisse le séjour plutôt que de l’apprécier. La deuxième est qu’on a eu besoin de faire un break.

Un break du quotidien, des chiens, de la maison, de notre rôle de parents d’une enfant que je considère comme relativement facile mais très demandeuse. Les moments de répi sont extrêmement rares. On a vécu 14 ans en couple sans enfants et l’arrivée d’un bébé bouleverse absolument tout. Ce qui est très bien sur plein d’aspect et il me faudrait écrire un article entier là dessus 🙂

Pour réussir à laisser notre fille le temps d’une semaine, il a fallu qu’on ait confiance. Madeline aime énormément ses grand-parents et on l’a habitué à dormir là bas de temps à autre depuis qu’elle est bébé. C’est une chance folle de pouvoir leur faire confiance. Une chance aussi que Madeline soit raisonnable, qu’elle arrive à comprendre qu’on est juste parti en vacances. Bien sur on a dû lui manquer à certains moments mais elle était dans un environnement qu’elle aime durant cette semaine sans nous, elle ne s’est pas ennuyée et les retrouvailles ont été belles pour tout le monde.

Je me rends compte qu’autour de nous, les autres parents ont vraiment dû mal à prendre du temps pour eux, pour leur couple. Soit parce qu’ils n’arrivent pas à lâcher leurs enfants ne serait-ce que le temps d’une séance de cinéma, soit parce qu’ils n’ont personne de confiance autour d’eux et ce sont des situations que je n’envie pas. Inutile de préciser qu’à notre sens, aimer notre enfant du mieux qu’on peut c’est aussi savoir s’en détacher le temps d’une nuit, d’un week-end, d’une semaine pour nous ressourcer, pour redevenir un homme et une femme afin d’être dans les meilleures conditions pour la retrouver. Notre enfant est le fruit de notre amour et cet amour, nous avons envie de continuer à le cultiver. On pense aussi qu’il est important qu’elle voit ses parents s’épanouir autrement que dans leur rôle parental. De même qu’il est important pour nous qu’elle n’ait pas d’appréhension à passer du temps hors du domicile familial.

On a énormément pensé à elle, elle nous manquait beaucoup mais on a aussi retrouvé nos habitudes de couple et ça nous a fait grand bien. Courir partout ou ne rien faire pendant 1h. Marcher 20km dans une journée. Manger à n’importe quelle heure. Se coucher tard. Rêver de son petit cou et de son odeur de bébé. Et puis la retrouver, les retrouver tous.

Je ne pensais pas développer à ce point le sujet ici mais je suis récemment tombé sur le post instagram d’une maman qui exprimait son besoin d’avoir pris un après midi de ‘repos parental’ avec son conjoint et j’ai ainsi pu lire dans les commentaires que d’autres parents ayants des enfants de plusieurs mois voire plusieurs années, étaient très frileux à l’idée de laisser leur(s) enfant(s) (même à leurs propres parents) le temps d’une journée et encore moins d’une nuit. J’avoue que j’étais surprise tout simplement car je n’imaginais pas que ça puisse être si dur pour certains d’entre nous. Je ne porte pas de jugement, je le répète car j’aimerais que ce soit clair. En aucun cas, je ne pense, ni ne dis, qu’il faut adopter ma manière de voir les choses. De mon côté, j’aimerais ne pas surdévelopper un sentiment de dépendance de Madeline envers nous et de nous envers elle. J’ai besoin de savoir qu’elle s’épanouie aussi dans d’autres sphères que la sphère familiale.

Je reviens maintenant sur la ville et ce qu’on en a pensé.

Je n’ai pas eu un franc coup de coeur. J’ai le sentiment d’en avoir déjà pris plein les mirettes en allant plusieurs fois aux Etats-Unis et du coup j’ai eu l’impression que Montréal était une version de Brooklyn, de Williamsburg et de Bushwick mais en mieux. En mieux parce que plus sereine, plus calme à certains endroits, plus chill… L’agitation si on la cherche, on la trouve. D’ailleurs nous logions sur le fameux boulevard Saint Laurent à hauteur de Duluth St et on peut dire c’est un endroit animé. Le genre de lieu que l’on évite quand on visite les grandes villes, préférant les quartiers plus calmes ou résidentiels. On est un peu ‘papi mamie’ sur les bords. Dommage qu’on ai pas logé dans un quartier qui nous convient mieux.

Pas de coup de coeur c’est vrai mais surprise par la côté ‘relax’ de la ville. Malgré tout, j’ai mis un peu de temps à comprendre les meubles entreposés dans les rues et les nombreux travaux mais une ville sous la neige plusieurs mois de l’année nécessite surement une période intensive de travaux quand c’est possible.

Concernant les meubles et autres objets que l’on trouve dans les rues, il s’agit d’une pratique courante dans le nord américain qui consiste à se servir. Les uns donnent, les autres récupèrent et ainsi de suite. Si j’aime l’idée, je trouve fort dommage que certains en profitent pour se dire que la rue est une poubelle géante. Alors j’extrapole un peu, ne croyez pas que Montréal est une poubelle à ciel ouvert, loin de là mais on ne peut pas non plus passer à côté de ces trocs d’objets et avant de savoir de quoi il s’agissait, je me suis posée des questions.

Ce que j’ai fortement aimé en revanche, c’est la quiétude de certains quartiers, les jolies maisons en briques, le street art même si de base je ne suis pas une grande fan et puis les arbres aux couleurs automnales, les habitants fort sympathiques (un peu moins hypocrites que certains américains). Et puis cet accent et le fait de se croire aux States avec des gens qui parlent un français bizarre 🙂

D’un quartier à l’autre, on change d’univers, on trouve de tout et pour tout le monde. J’ai ressenti une certaine liberté de pensée, une liberté d’être qui tu veux. Des modes de vies alternatifs qui se mêlent aux modes de vie plus communs. Entendre les gens passer du français à l’anglais et de l’anglais au français m’a rendu très heureuse. Je rêve d’expatriation depuis toujours. L’Australie, le Canada, l’Italie, la Belgique… Venir à Montréal ne m’a pas vendu le rêve que j’attendais et en discutant avec des personnes de mon âge, j’ai une fois de plus compris que j’étais bien en France pour des aspects pratiques concernant la santé, la qualité de vie mais aussi la philosophie de vie qui consiste à ne pas passer son temps à travailler et penser à profiter. Les américains (globalement) vivent dans une sphère infernale où le travail prend une place énorme par choix ou par obligation. Si je me vois bien passer un ou 2 ans en famille à Montréal, je sais que le revers de la médaille serait : des semaines de travail de 50H, un système de santé bien moins bon qu’en France, une vie chère etc mais il y aurait aussi tant de belles choses à retenir d’une telle expérience…

 

 

 

 

La transmission

Sais-tu que sans parler, on transmet ?
L’enfant en moi a su regarder, a su capter, a su s’adapter. La mère en moi sait donc parler.
Tu n’as pas verbalisé et moi j’ai appris quand même.
Je rêvais que tu me laisses t’aider mais j’accepte aujourd’hui ta volonté d’avoir suivi ce chemin qui ne peut être le mien.
Je prends de toi ce paradoxe entre discrétion et originalité, je prends cette singularité qui nous caractérise et j’en fais un art de vivre.
Je dirai, il était mysterieux et le mystère c’est mieux que le vide. Le mystère c’est le champs des possibles, c’est tout ce qu’on peut imaginer et moi j’aime bien imaginer.

De V à JP

 

 

A better me

Je voulais appeler cet article ‘une nouvelle moi’ et même si je pense avoir passé un cap dans ma vie dernièrement, je ne suis pas une nouvelle personne pour autant. En revanche, j’ai le sentiment d’être plutôt en marche vers une meilleure version de moi-même. A better me.

Ce qui a changé, je crois que je le dois à la maternité. Dire que je ne regrette jamais ma vie d’avant serait mentir. La liberté que l’on a quand on est en couple sans enfants est un sentiment puissant dont on n’a pas pleinement conscience au moment où on le vit. Renoncer aux voyages (surement pas définitivement) est très dur à accepter pour moi dans l’immédiat mais je rêve d’évasion pour plus tard, quand les finances le permettront, quand Madeline atteindra un âge où il sera agréable de voyager (selon nous).

Par contre, ce que la grossesse et mon rôle de mère est entrain de modifier en moi est une vraie surprise dans tous les domaines de ma vie. Malgré mes défauts et mes failles, ma position de maman me booste énormément a devenir donc une meilleure version de moi-même. Je vais m’attarder sur une partie précise de ce qui a changé depuis l’été dernier.

EQUILIBRE

C’est le maître mot. Je suis du signe de la balance, ça devrait me parler mais c’est drôle, je pratique beaucoup le ‘faites ce que je dis, pas ce que je fais’. Du moins avant. J’ai décidé d’entamer un processus de longue haleine pour trouver cet équilibre en moi. Trier, donner, jeter, se délester, j’en parle souvent dans mes articles. Moins posséder mais mieux posséder. La qualité avant la quantité. Les plaisirs simples. Le sport un peu, mais pas autant que je le voudrais. Et enfin l’équilibre dans l’assiette. Hum, hum, voilà le vrai problème à traiter.

BILAN EMOTIONNEL

J’ai perdu pas mal de poids très très progressivement depuis l’été dernier. Je me moquais quand j’entendais parler de rééquilibrage alimentaire avant. Je me disais : encore un énième régime. Je n’avais ni la force ni l’envie. Je ne veux plus entendre parler de ce maudit mot, plus jamais. En revanche, je voulais apprendre. Est-ce que j’ai manqué d’éducation alimentaire ? Peut-être, mais à 30 ans, l’heure n’est plus aux reproches, ça fait bien longtemps que je suis en mesure de savoir ce qui est bon pour moi.

L’âge, parlons-en au passage. Je le sens ce cap de la trentaine, n’en déplaise à certains qui considèrent que ce n’est qu’un chiffre. En plus de la maternité, il y a l’âge aussi, la maturité. Je sais enfin être raisonnable.

Je peux manger ce que je veux mais je sais me dire stop, écouter mon corps, lui donner des conseils aussi. Pas tout le temps car je dérape et je suis loin d’être parfaite. Rectification, je serai jamais ! Je serai toujours trop ronde,  trop grosse, trop ceci, pas assez cela aux yeux de certains. Mais j’accepte aussi que je puisse être belle et tout à fait ce qu’il faut, ni trop ni pas assez aux yeux de certains autres et ça peu importe mon poids. Et j’ai vraiment envie de vous dire que même si toutes ces phrases sont clichés, bateaux elles n’en sont pas pour autant fausses, bien au contraire.

Et à mes yeux ? Je suis comment à mes yeux ?

C’est là l’essentiel. La clé de l’équilibre, c’est se sentir bien en son for intérieur. (Ca y est la meuf se prend pour Julia Roberts dans Mange, prie, aime. J’assume.)

Je me sens en chemin vers le but final, l’équilibre total. Je veux être en bonne santé, en bonne condition physique selon moi et mes critères pas selon ce que la société nous demande. Il y a encore beaucoup de travail mais je suis super fière d’essayer de régler un problème de fond avant de régler un problème de ‘formes’, d’apparence.

Plusieurs fois au cours de l’année qui vient de s’écouler, on m’a dit, tu as changé. Je sentais que ce n’était pas que des remarques sur mon physique. Une fois, mon amie Laura à qui je veux rendre hommage à son légendaire optimisme et positivisme m’a dit : je te sens vraiment épanouie, ce n’est pas que physique. Et j’espère que tu ne veux pas maigrir pour les autres mais pour toi. En tout cas, tu es plus épanouie, ça se sent.

Il faudrait un peu plus de Laura dans ce monde, des personnes qui osent dire des choses très positives et les offrir aux autres en cadeau. On ne dit pas assez souvent des choses positives. S’épanouir aussi dans le bonheur des autres. Je m’égare.

COMMENT ?

J’aborde la partie plus technique : je me suis aidée de 3 outils.

a/ l’application Lifesum. Une histoire anodine. Je discutais en ligne avec une magnifique jeune femme qui s’appelle Mathilde (coucou Mathilde !) et elle me parle de son expérience avec Lifesum. Elle m’en vante les mérites. Lifesum est donc une application qui propose de quantifier ce que l’on doit manger. On peut scanner tous les aliments de notre frigo, on peut aussi rentrer librement les calories de tout ce qu’on mange. C’est du boulot au début, je ne vais pas mentir là dessus mais c’est justement la première fois de ma vie que je me confrontais à ce que vaut vraiment un aliment (en terme d’apports énergétiques et de calories). J’ai littéralement appris à manger équilibré. Je me suis prise au jeu de l’équilibre justement et de la quantification. Jamais je ne l’ai vu comme une contrainte, un frein voire une restriction comme ont pu l’être tous les régimes que j’ai fait dans ma vie. J’ai perdu du poids lentement mais sûrement et ça c’est aussi une première pour moi.

b/ la luxopuncture, quésaco ? Je venais de commencer l’utilisation de Lifesum, j’avais perdu 2 kilos. Je reçois un mail de Stessy qui tient un cabinet de Luxopuncture sur Clermont-ferrand. Je découvre cette pratique via son site. Curieuse, je réponds positivement à sa demande qui était de me faire tester sa pratique. En quelques mots, la luxo stimule les points réflexes du corps (points d’acupuncture), sans aiguilles, ni laser mais à l’aide d’un faisceau infrarouge. C’est indolore, hyper relaxant et ça peut agir sur : la perte de poids, le bien-être global, ça aide aussi pour arrêter la consommation de produits addictifs comme l’alcool ou le tabac… Je ne suis pas de nature naïve, j’espérais un résultat mais je sais que ce genre de pratique ne marche pas sur tout le monde. Il m’a fallu deux séances avant de sentir les effets positifs.

A la fin de chaque séance je ressortais comme sur un petit nuage, j’oubliais les tracas du quotidien et j’étais donc dans un cercle vertueux qui me permettait de rester raisonnable aussi en terme d’alimentation.

Je remercie chaudement Stessy pour son accueil, ses conseils et sa balance magique qui me permettait de comprendre ce qui se passait dans mon corps : taux de masse graisseuse, taux de muscles. Et puis elle prenait mes mesures ce qui m’aidait à accepter que le corps d’une femme est dépendant de ses cycles. J’ai mieux accepté aussi de ne pas perdre de poids durant mes règles mais je devais continuer et ça allait forcément s’équilibrer par la suite, encore ce mot : équilibre.

c/ Runtastic. Une application que j’utilise pour courir. Le troisième volet, c’est donc le sport. Et là encore, je pars du niveau zéro. C’est pas une façon de parler, c’est une réalité. J’ai commencé il y a plusieurs années déjà en faisant des exercices alliants marche et course pour réussir à gagner en endurance. Aujourd’hui, j’arrive à courir 1h avec une foulée très lente mais quelle fierté ! Je ressens enfin la fameuse libération d’endorphine dont j’avais tant entendu parler. Courir me vide, remet les compteurs de ma vie à zéro quand j’en ai besoin. Ce sur quoi je dois encore travailler ? La motivation. En cette période estivale, j’ai vraiment envie d’aller faire du sport avec plaisir mais je sais que de novembre à juin, je vais trouver 1000 excuses pour ne rien faire…

Wouah, si vous avez lu cet article, bravo et merci. C’est plutôt personnel comme récit mais j’espère que mes mots pourront être un élément déclencheur pour une personne qui comme moi l’an dernier, a besoin de se donner un coup de pieds aux fesses. N’hésitez pas si vous des questions, vous pouvez aussi me contacter en privé.

Photos : Ninon 

Sereins au bord de l’eau

Que ce soit à la piscine, au lac, à la mer, en tant que parents on a tous déjà connu des petites ou grandes frayeurs au bord de l’eau…

Depuis quelques mois nous avons la chance de pouvoir profiter d’une belle piscine, toute neuve et évidement, la question de la sécurité aux abords de l’eau est primordiale.

Gentiment, le site ManoMano nous a envoyé son super kit qui allie détente et sécurité : une grosse bestiole gonflable que j’ai nommé Josette la licorne pour se prélasser dans l’eau et surtout le dispositif No Stress que nous avons donc utilisé pour Madeline.

 


 

Comment ça fonctionne ?

Il s’agit d’un bracelet (main ou cheville) que l’on peut aussi porter en collier et qui est connecté à une application du même nom, à savoir No Stress.

Une alarme se déclenche sur téléphone ou tablette :

  • En cas d’immersion : lorsque la balise est plongée sous plus de 10cm d’eau dans toutes les directions (l’alerte est donnée en moins de 3 secondes).
  • En cas d’éloignement : lorsque l’enfant s’éloigne de plus de 40m du smartphone (la distance peut varier selon la position du portable : se reporter au guide de bonne utilisation ici : No stress version smartphone guide utilisateur pdf à insérer)
  • En cas de retrait du dispositif : lorsque l’enfant ouvre le support de la balise (bracelet ou collier), vient à le perdre ou se le fait arracher.
  • En cas de batterie faible : signal autonomie basse et signal autonomie très faible.
  • En cas d’exposition aux UV : Sur smartphone géolocalisé, No stress communique le taux d’exposition aux UV (données indicatives).

La balise supporte l’eau douce, l’eau salée et peut être immergée jusqu’à 5 minutes sous 1m d’eau.

Sur la première photo, j’ai lancé l’application et suivi les instructions de mise en route et sur la photo deux, voici l’écran du téléphone lorsque l’alarme se déclenche. No stress ne peut pas être utilisé en intérieur, en baignoire ou dans une pataugeoire, où les volumes d’eau sont trop faibles mais peut être utilisé partout en extérieur, pas forcément en contact avec l’eau. Je pense à des vacances à la montagne par exemple.

Voilà un petit accessoire qui nous permet de passer l’été sereinement au bord de l’eau et ce n’est pas rien. Bien sur, aucun dispositif de sécurité ne remplace la surveillance d’un adulte mais tout de même, on se sent plus rassuré grâce au collier.

De notre côté, le test s’est bien déroulé, Madeline a très bien supporté le collier et elle a même demandé à le porter à nouveau quand on lui a enlevé.

Il faut seulement 1 minute pour installer le bracelet et mettre en route l’application et après on profite, on joue, on s’arrose bref, on passe de belles vacances 🙂 Merci ManoMano !

Je vous souhaite à vous aussi un bel été, que vous partiez ou pas. Je vous retrouve très prochainement pour un article un peu plus personnel pour un bilan nutrition, bien être.

 

Délicat souvenir du Japon

Nouveau logement, une maison toute mignonne et à notre goût. Voilà quelques semaines que nous sommes installés et c’est donc l’occasion de faire du neuf dans du vieux. J’entends par là, qu’on peut tout à fait garder un maximum de meubles et de déco en déménageant mais le fait de changer d’environnement permet de donner un nouveau souffle à notre univers sauf pour notre chambre qui a eu le droit à quelques nouveaux éléments.

Le lambris de la chambre a été repeint en blanc, ce qui donne un charme et une luminosité incroyable à la pièce. Le mur derrière notre tête de lit est quant à lui de couleur grise mais peu soutenue ce qui casse discrètement le côté ‘tout blanc’ de la pièce et rehausse le tout.

Hyper facile de décorer une pièce blanche. Tout est possible, envisageable, imaginable… et à moindre coût.

J’avais envie de touches de couleurs. On pouvait se le permettre car la chambre est lumineuse. J’avais aussi envie de changement par rapport à notre ancienne déco. Nos voyages ont souvent été le moteur de notre décoration. Un voyage en particulier a été la source d’inspiration de ma recherche sur le site Posterlounge.

Je peux littéralement me perdre des heures sur un site de tableaux, affiches, cadres et posters. Heureusement, je savais vers quelles thématiques me diriger : le Japon + des fleurs + de la couleur.

Mon choix s’est arrêté sur 3 tableaux dans les mêmes tons : bleu et rouge. J’ai été surprise par le nombre de possibilité de support pour l’impression : plexi alu, pvc, stickers, bois, verre… Là encore j’ai longuement hésité. J’ai fini par choisir 2 tableaux en plexi alu et un en aluminium. Le bois me tentait beaucoup mais pas forcément pour le thème japonais.

Ces 3 tableaux et les 2 lampions en papier suffisent à donner le ton de la pièce. Je me sens vraiment bien dans ma chambre. Je n’ai pas remis en place les bibelots que j’avais dans mon ancienne chambre et je ne le ferai pas. Plus j’avance en âge et plus je deviens minimaliste dans ma déco et dans ma manière de vivre (cf cet article).

Cette déco est peut-être un peu décalée des tendances actuelles : motifs végétaux ou déco scandinave qui font fureur, cependant c’est un parti pris qui nous permet de songer un à un futur voyage dans ce merveilleux pays qu’est le Japon.

J’entre dans ma chambre et je me rappelle les petites rues d’Omotesandō, ce restaurant traditionnel végétarien qui nous a ravi les papilles. Je me souviens des parapluies transparents, de cette jeune niponne qui apprenait le français entre 2 stations de métro et j’en passe…

Un petit conseil si vous souhaitez investir dans de beaux tableaux : aidez-vous de l’onglet INSPIRATION du site Posterlounge qui vous donnera des idées, des pistes en terme de motifs et d’association de couleurs à faire matcher et puis ça vous permettra de visualiser le rendu d’un mur de cadres par exemple. Pour ma part, je suis bluffée par la qualité de l’impression et je pense repasser commande de tableaux en aluminium, le rendu est top.

⇒ les petits détails : lampions en papier, kimono & lampes de chevet : Ikea