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A better me

Je voulais appeler cet article ‘une nouvelle moi’ et même si je pense avoir passé un cap dans ma vie dernièrement, je ne suis pas une nouvelle personne pour autant. En revanche, j’ai le sentiment d’être plutôt en marche vers une meilleure version de moi-même. A better me.

Ce qui a changé, je crois que je le dois à la maternité. Dire que je ne regrette jamais ma vie d’avant serait mentir. La liberté que l’on a quand on est en couple sans enfants est un sentiment puissant dont on n’a pas pleinement conscience au moment où on le vit. Renoncer aux voyages (surement pas définitivement) est très dur à accepter pour moi dans l’immédiat mais je rêve d’évasion pour plus tard, quand les finances le permettront, quand Madeline atteindra un âge où il sera agréable de voyager (selon nous).

Par contre, ce que la grossesse et mon rôle de mère est entrain de modifier en moi est une vraie surprise dans tous les domaines de ma vie. Malgré mes défauts et mes failles, ma position de maman me booste énormément a devenir donc une meilleure version de moi-même. Je vais m’attarder sur une partie précise de ce qui a changé depuis l’été dernier.

EQUILIBRE

C’est le maître mot. Je suis du signe de la balance, ça devrait me parler mais c’est drôle, je pratique beaucoup le ‘faites ce que je dis, pas ce que je fais’. Du moins avant. J’ai décidé d’entamer un processus de longue haleine pour trouver cet équilibre en moi. Trier, donner, jeter, se délester, j’en parle souvent dans mes articles. Moins posséder mais mieux posséder. La qualité avant la quantité. Les plaisirs simples. Le sport un peu, mais pas autant que je le voudrais. Et enfin l’équilibre dans l’assiette. Hum, hum, voilà le vrai problème à traiter.

BILAN EMOTIONNEL

J’ai perdu pas mal de poids très très progressivement depuis l’été dernier. Je me moquais quand j’entendais parler de rééquilibrage alimentaire avant. Je me disais : encore un énième régime. Je n’avais ni la force ni l’envie. Je ne veux plus entendre parler de ce maudit mot, plus jamais. En revanche, je voulais apprendre. Est-ce que j’ai manqué d’éducation alimentaire ? Peut-être, mais à 30 ans, l’heure n’est plus aux reproches, ça fait bien longtemps que je suis en mesure de savoir ce qui est bon pour moi.

L’âge, parlons-en au passage. Je le sens ce cap de la trentaine, n’en déplaise à certains qui considèrent que ce n’est qu’un chiffre. En plus de la maternité, il y a l’âge aussi, la maturité. Je sais enfin être raisonnable.

Je peux manger ce que je veux mais je sais me dire stop, écouter mon corps, lui donner des conseils aussi. Pas tout le temps car je dérape et je suis loin d’être parfaite. Rectification, je serai jamais ! Je serai toujours trop ronde,  trop grosse, trop ceci, pas assez cela aux yeux de certains. Mais j’accepte aussi que je puisse être belle et tout à fait ce qu’il faut, ni trop ni pas assez aux yeux de certains autres et ça peu importe mon poids. Et j’ai vraiment envie de vous dire que même si toutes ces phrases sont clichés, bateaux elles n’en sont pas pour autant fausses, bien au contraire.

Et à mes yeux ? Je suis comment à mes yeux ?

C’est là l’essentiel. La clé de l’équilibre, c’est se sentir bien en son for intérieur. (Ca y est la meuf se prend pour Julia Roberts dans Mange, prie, aime. J’assume.)

Je me sens en chemin vers le but final, l’équilibre total. Je veux être en bonne santé, en bonne condition physique selon moi et mes critères pas selon ce que la société nous demande. Il y a encore beaucoup de travail mais je suis super fière d’essayer de régler un problème de fond avant de régler un problème de ‘formes’, d’apparence.

Plusieurs fois au cours de l’année qui vient de s’écouler, on m’a dit, tu as changé. Je sentais que ce n’était pas que des remarques sur mon physique. Une fois, mon amie Laura à qui je veux rendre hommage à son légendaire optimisme et positivisme m’a dit : je te sens vraiment épanouie, ce n’est pas que physique. Et j’espère que tu ne veux pas maigrir pour les autres mais pour toi. En tout cas, tu es plus épanouie, ça se sent.

Il faudrait un peu plus de Laura dans ce monde, des personnes qui osent dire des choses très positives et les offrir aux autres en cadeau. On ne dit pas assez souvent des choses positives. S’épanouir aussi dans le bonheur des autres. Je m’égare.

COMMENT ?

J’aborde la partie plus technique : je me suis aidée de 3 outils.

a/ l’application Lifesum. Une histoire anodine. Je discutais en ligne avec une magnifique jeune femme qui s’appelle Mathilde (coucou Mathilde !) et elle me parle de son expérience avec Lifesum. Elle m’en vante les mérites. Lifesum est donc une application qui propose de quantifier ce que l’on doit manger. On peut scanner tous les aliments de notre frigo, on peut aussi rentrer librement les calories de tout ce qu’on mange. C’est du boulot au début, je ne vais pas mentir là dessus mais c’est justement la première fois de ma vie que je me confrontais à ce que vaut vraiment un aliment (en terme d’apports énergétiques et de calories). J’ai littéralement appris à manger équilibré. Je me suis prise au jeu de l’équilibre justement et de la quantification. Jamais je ne l’ai vu comme une contrainte, un frein voire une restriction comme ont pu l’être tous les régimes que j’ai fait dans ma vie. J’ai perdu du poids lentement mais sûrement et ça c’est aussi une première pour moi.

b/ la luxopuncture, quésaco ? Je venais de commencer l’utilisation de Lifesum, j’avais perdu 2 kilos. Je reçois un mail de Stessy qui tient un cabinet de Luxopuncture sur Clermont-ferrand. Je découvre cette pratique via son site. Curieuse, je réponds positivement à sa demande qui était de me faire tester sa pratique. En quelques mots, la luxo stimule les points réflexes du corps (points d’acupuncture), sans aiguilles, ni laser mais à l’aide d’un faisceau infrarouge. C’est indolore, hyper relaxant et ça peut agir sur : la perte de poids, le bien-être global, ça aide aussi pour arrêter la consommation de produits addictifs comme l’alcool ou le tabac… Je ne suis pas de nature naïve, j’espérais un résultat mais je sais que ce genre de pratique ne marche pas sur tout le monde. Il m’a fallu deux séances avant de sentir les effets positifs.

A la fin de chaque séance je ressortais comme sur un petit nuage, j’oubliais les tracas du quotidien et j’étais donc dans un cercle vertueux qui me permettait de rester raisonnable aussi en terme d’alimentation.

Je remercie chaudement Stessy pour son accueil, ses conseils et sa balance magique qui me permettait de comprendre ce qui se passait dans mon corps : taux de masse graisseuse, taux de muscles. Et puis elle prenait mes mesures ce qui m’aidait à accepter que le corps d’une femme est dépendant de ses cycles. J’ai mieux accepté aussi de ne pas perdre de poids durant mes règles mais je devais continuer et ça allait forcément s’équilibrer par la suite, encore ce mot : équilibre.

c/ Runtastic. Une application que j’utilise pour courir. Le troisième volet, c’est donc le sport. Et là encore, je pars du niveau zéro. C’est pas une façon de parler, c’est une réalité. J’ai commencé il y a plusieurs années déjà en faisant des exercices alliants marche et course pour réussir à gagner en endurance. Aujourd’hui, j’arrive à courir 1h avec une foulée très lente mais quelle fierté ! Je ressens enfin la fameuse libération d’endorphine dont j’avais tant entendu parler. Courir me vide, remet les compteurs de ma vie à zéro quand j’en ai besoin. Ce sur quoi je dois encore travailler ? La motivation. En cette période estivale, j’ai vraiment envie d’aller faire du sport avec plaisir mais je sais que de novembre à juin, je vais trouver 1000 excuses pour ne rien faire…

Wouah, si vous avez lu cet article, bravo et merci. C’est plutôt personnel comme récit mais j’espère que mes mots pourront être un élément déclencheur pour une personne qui comme moi l’an dernier, a besoin de se donner un coup de pieds aux fesses. N’hésitez pas si vous des questions, vous pouvez aussi me contacter en privé.

Photos : Ninon 

Délicat souvenir du Japon

Nouveau logement, une maison toute mignonne et à notre goût. Voilà quelques semaines que nous sommes installés et c’est donc l’occasion de faire du neuf dans du vieux. J’entends par là, qu’on peut tout à fait garder un maximum de meubles et de déco en déménageant mais le fait de changer d’environnement permet de donner un nouveau souffle à notre univers sauf pour notre chambre qui a eu le droit à quelques nouveaux éléments.

Le lambris de la chambre a été repeint en blanc, ce qui donne un charme et une luminosité incroyable à la pièce. Le mur derrière notre tête de lit est quant à lui de couleur grise mais peu soutenue ce qui casse discrètement le côté ‘tout blanc’ de la pièce et rehausse le tout.

Hyper facile de décorer une pièce blanche. Tout est possible, envisageable, imaginable… et à moindre coût.

J’avais envie de touches de couleurs. On pouvait se le permettre car la chambre est lumineuse. J’avais aussi envie de changement par rapport à notre ancienne déco. Nos voyages ont souvent été le moteur de notre décoration. Un voyage en particulier a été la source d’inspiration de ma recherche sur le site Posterlounge.

Je peux littéralement me perdre des heures sur un site de tableaux, affiches, cadres et posters. Heureusement, je savais vers quelles thématiques me diriger : le Japon + des fleurs + de la couleur.

Mon choix s’est arrêté sur 3 tableaux dans les mêmes tons : bleu et rouge. J’ai été surprise par le nombre de possibilité de support pour l’impression : plexi alu, pvc, stickers, bois, verre… Là encore j’ai longuement hésité. J’ai fini par choisir 2 tableaux en plexi alu et un en aluminium. Le bois me tentait beaucoup mais pas forcément pour le thème japonais.

Ces 3 tableaux et les 2 lampions en papier suffisent à donner le ton de la pièce. Je me sens vraiment bien dans ma chambre. Je n’ai pas remis en place les bibelots que j’avais dans mon ancienne chambre et je ne le ferai pas. Plus j’avance en âge et plus je deviens minimaliste dans ma déco et dans ma manière de vivre (cf cet article).

Cette déco est peut-être un peu décalée des tendances actuelles : motifs végétaux ou déco scandinave qui font fureur, cependant c’est un parti pris qui nous permet de songer un à un futur voyage dans ce merveilleux pays qu’est le Japon.

J’entre dans ma chambre et je me rappelle les petites rues d’Omotesandō, ce restaurant traditionnel végétarien qui nous a ravi les papilles. Je me souviens des parapluies transparents, de cette jeune niponne qui apprenait le français entre 2 stations de métro et j’en passe…

Un petit conseil si vous souhaitez investir dans de beaux tableaux : aidez-vous de l’onglet INSPIRATION du site Posterlounge qui vous donnera des idées, des pistes en terme de motifs et d’association de couleurs à faire matcher et puis ça vous permettra de visualiser le rendu d’un mur de cadres par exemple. Pour ma part, je suis bluffée par la qualité de l’impression et je pense repasser commande de tableaux en aluminium, le rendu est top.

⇒ les petits détails : lampions en papier, kimono & lampes de chevet : Ikea

2018 en séries

J’ai clairement moins maté de séries que les autres années mais c’était tout de même une année riche en découvertes. Parentalité oblige, j’ai vraiment moins de temps à accorder aux séries mais à raison de 30 min à 1h par jour, j’arrive quand même à voir l’essentiel.

Je commence l’écriture de cet article fin décembre 2018 avec un épisode spécial Noel de Bojack Horseman en fond. Encore une série que j’ai arrêté de regarder pour cause de temps et pour cause de ‘je me lasse un peu quand même’… Pas vous ?

J’ai officiellement lâché The walking dead, Fear the Walking dead, House of cards et True Detective.

Une série que j’aime bien regarder de temps en temps en piochant un épisode au hasard c’est Black Mirror mais je n’arrive pas à enchaîner les épisodes car c’est tellement négatif et flippant comme série. Et pourtant je suis friande de scenari noirs.

Je crois avoir réussi à lister une bonne partie des séries que j’ai vu cette année et pour la rédaction de cet article, je vais les classer en catégories.

Catégorie ++ faut trop que tu mates

MindHunter – Alors déjà, j’aime énormément l’acteur principal Jonathan Groff que j’avais découvert dans la série Looking (que j’adore +++++). Le retrouver dans un rôle totalement différent m’a beaucoup plu. MindHunter se passe dans les années 70 aux USA aux prémices de l’analyse des sérial killers et de la psychologie criminelle. Un sujet passionnant et des acteurs brillants.

Better Things – ou la série que j’ai envie de remercier d’exister pour illustrer la dureté de la vie des familles mono parentales, de la difficulté d’élever des enfants seul(e) (ou pas d’ailleurs) et qui nous montre sans pudeur comme les enfants que nous avons tous été, peuvent être durs envers leurs parents durant l’adolescence. Je crois qu’on peut dire qu’il s’agit d’une série féministe et je crois aussi que ce n’est pas pour me déplaire.

Glow – C’est frais, fun et original.

Smilf – C’est drôle, atypique, un peu trash sur les bords. Cette mère célibataire me touche et me fait tellement marrer.

Forever – ou comment faire une belle série sur la vie après la mort, à voir absolument, j’ai adoré la saison 1.

High Maintenance – Les petites histoires d’un livreur de weed dans NY. Je suis extrêmement fan de ces petites séries de bobos qui sont de véritables pépites et à la fois tellement loin de ma vie et de mon univers.

Sharp Objects – Quelle claque ! Une sombre claque car la série est vraiment dark. Là, on n’est pas sur du petit problème psy, on est sur du personnage bien bien torturé et j’ADORE ! Amy Adams est devenue au fil du temps une de mes actrices préférées. Je suis tombée amoureuse d’elle il y a bien longtemps dans un film sur la cuisine (que je vous conseille au passage) : Julie and Julia avec Meryl Streep (la best) et puis récemment j’ai été subjugué par son rôle magnifique dans le film Premier contact. Une fois de plus, elle m’a touchée mais dans un registre beaucoup plus sombre dans cette série addictive et parfois presque oppressante qu’est Sharp Objects. Merci HBO <3

I love Dick – C’est la série la plus WTF de l’année. Au casting : Kevin Bacon et Kathryn Hahn dont je commence à bien connaître la filmographie. Concernant Kevin Bacon, j’étais pas emballée au départ mais la série mérite d’être vue. C’est pas juste trash, c’est insolent, c’est touchy, c’est arty, j’ai vraiment accroché.

Killing Eve – très addictive, très prenante, j’avais vraiment envie de suivre les aventures de cette sérial killeuse totalement détraquée.

Catégorie Ne perds pas ton temps avec cette série

Maniac – Impossible à suivre, je ne comprends pas où ça nous mène et quand j’ai appris que le créateur de cette série est le même que celui de The Leftovers, j’ai tout de suite arrêté de regarder. Encore un trip qui me laisse de marbre.

Plan Coeur – J’aurais pu mettre cette série dans la catégorie ‘Moyen mais ça se mate’ et finalement je me dis qu’on devrait quand même avoir des attentes plus hautes en terme de série française. Alors ok, ce n’est pas nul, ça se laisse bien regarder mais c’est aussi ce que je reproche à cette série : c’est facile, trop facile. On peut tout deviner à l’avance et il y a des choses qui ne tiennent pas la route. C’est pas super abouti, c’est français quoi…

 

Catégorie Moyen mais ça se mate

Les nouvelles aventures de Sabrina – Je me suis laissée avoir par l’univers envoutant de cette série. Faut me comprendre, j’ai commencé à regarder juste après Halloween et j’ai trouvé le thème raccord avec l’ambiance automnale / citrouille / sorcière gentille / bougie… Mais en toute sincérité, c’est pas non plus une série que je conseille absolument.

You – Je suis un peu sévère car j’aurais pu classer You dans la catégorie ‘il faut que tu mates’. Je trouve que les séries Netflix manquent toujours de ce ‘je ne sais quoi’ qui donne toute l’envergure à une série magistrale. Cependant You ne se débrouille pas trop mal. J’ai vraiment eu envie de m’attarder un peu sur cette série dont les épisodes s’enchaînent de manière addictive. Par contre, les quelques incohérences scénaristiques font que j’ai parfois eu envie de rire à certains passages donc ça restera une série moyenne à mes yeux.

Catégorie Frustration

Here and now – Portland. Famille attachante. Super baraque. Adoption. Psychologie. Il y avait tout ça dans Here and Now mais HBO a annulé la série après la diffusion de la saison 1. ENCORE UNE SERIE HBO ANNULEE.

Better Call Saul – ou la série que tu ne peux pas t’empêcher de suivre si tu as aimé Breaking Bad parce qu’à chaque épisode, tu reprends une petite dose de Vince Gilligan mais quand même cette saison 4 me laisse un peu sur ma faim malgré la photographie impeccable, comme toujours avec ce réalisateur.

Silicon Valley – La saison 5 souffre vraiment de l’absence de TJ Miller au casting. J’adore cette série mais pour moi le personnage d’Erlich est primordial à l’équilibre de la série.

The handmaid’s tale – J’attendais la saison 2 avec une grande impatience. Ce monde terrifiant dans lequel les rares femmes qui peuvent encore procréer se font littéralement violer par des hommes presque tous stériles dans le but de faire perdurer l’espèce humaine, donne une sombre idée d’un futur aussi glauque que violent. Cependant la saison 2 était plus lente que la 1ère et laisse un sentiment d’inachevé car il ne se passe pas grand chose.

Pour finir, je termine la rédaction de cet article fin janvier 2019 mais j’ai déjà une série coup de coeur : Pose. Le générique me rend hystérique de bonheur, les acteurs et les actrices me touchent tous autant les uns que les autres. Je n’aurai pas pensé m’attendrir autant devant les histoires de plusieurs trans et gays newyorkais dans les années 80 et pourtant… Essayez et faites-vous votre idée de la série !

J’espère que cet article vous donnera envie de faire des recherches sur les séries que j’évoque (en tout cas pour celles que vous ne connaissez peut-être pas) et j’aimerais bien savoir ce que vous regardez, vous qui me lisez…

 

 

 

 

 

 

2018

2018, je ne suis pas prête de t’oublier. Si cet espace (je parle de mon blog) est le mien et si je m’autorise à aborder plein de sujets et même à dévoiler des bribes de vie plus ou moins intimes, il y a des choses dont je ne souhaite pas parler ici et pourtant il y aurait matière à écrire…

2018, BIM, le couperet tombe et je continue de jouer la carte de la fille détachée parce que je me suis construite ainsi. Cet ‘évènement’ dont je ne souhaite pas parler plus en détails fait remonter tant de choses à la surface et c’est dur. La vie en sursis depuis ce froid mois de février dernier. Ne plus jamais éteindre mon téléphone à présent.

2018, une estime de soi retrouvée. Pas que du mauvais en 2018, loin de là ! J’ai enfin puisé, je ne sais comment, je ne sais où, une motivation à me prendre en main sur le plan alimentaire. Avec moi, impossible de savoir si je resterais raisonnable à vie mais quel plaisir de me sentir plus légère dans tous les sens du terme. Il y a encore du boulot, c’est clair, mais je suis super fière de moi.

2018 et tu n’as pas encore lâché ma main mon enfant. ∫Non, Madeline qui se déplace pourtant très bien et se tient debout, n’a pas encore envie de lâcher ma main pour prendre son envol et marcher∫ A quel âge vas-tu marcher ? Si la question m’a parfois titillée, je crois qu’il est préférable de te laisser vivre à ton rythme. Tu es unique, tu es toi. Tu ne te laisses pas influencer, tu n’écoutes que toi, tu n’as pourtant que 20 mois mais tu es un petit phénomène, déjà…

2018 un voyage qui nous a laissé sur notre faim. Des paysages à couper le souffle dans les Dolomites en Italie mais aussi une fatigue et un bad mood qui ne nous a pas quitté du séjour. Je sais que 2019 ne sera pas une année de voyages : pas les moyens, pas vraiment facile de prendre l’avion avec un bébé… Et pourtant, une forte envie d’aller goûter à tant de saveurs japonaises que nous n’avons pas encore découvertes lors de notre premier voyage. Et puis, comme toujours, une folle attirance pour la Californie et sa douce vie, ses odeurs, sa végétation etc.

2018, les fleurs à l’aquarelle. Des mois que j’avais envie de me lancer mais je suis tellement brouillon, tellement pas méticuleuse et patiente dans ce que j’entreprends que je n’osais pas me lancer. Et finalement je me fiche du résultat, il n’y a aucun enjeu à peindre des fleurs à l’aquarelle et c’est très bien ainsi…

2018 autour de moi et chez moi : des déménagements, des changements de vie radicaux, des bébés dans des ventres, des familles qui vont tout bientôt se former, une confiance perdue, des petits plats réconfortants, des séries géniales,  un bol d’air prés de l’Océan au printemps et à l’automne mais aussi quelques films très marquants, je repense à Paterson, je repense à un Adam Driver si juste et touchant, je repense à la poésie de ce film qui traite justement de poèmes, de poètes, de poésie de la vie. J’ai été marqué par ce long métrage de Jim Jarmusch qui  m’aide à écrire différemment. Ces séries* et ces films qui font partie de ma vie de couple. Ce sont des partages quotidiens qui nous cultivent autant qu’ils nous font rire et je remercie ma moitié de toujours trouver des séries ‘pépites’ tous genres confondus ♥

* un article spécial séries arrive très vite

2019

L’automne au lac Pavin (deuxième édition)

Retour sur notre balade annuelle au lac Pavin que nous adorons pour ce petit air de ce qu’on imagine ressembler à un Canada que nous n’avons encore jamais visité.

Un an plus tard, Madeline ayant bien grandi, c’est équipé de notre giga porte bébé Deuter (que je vous conseille mille fois pour les randos et autres promenades dans la nature) que nous décidons de revivre ce petit moment de bonheur presque onirique sous les arbres qui entourent le lac à l’eau turquoise.

Ce soleil qui perce la forêt et fait ressortir toutes les nuances de couleurs chaudes et magnifiques qui entourent le lac nous a encore conquis. Je pense que c’est le lac que l’on préfère en Auvergne. Il y a aussi le lac de Guéry qui est très beau mais le lac Pavin nous offre une palette de couleurs bien plus large en cette période automnale que j’aime tant.

Justement, cet automne est un peu particulier pour moi car je vais bientôt fêter mes 30 ans. L’heure pour moi de faire un petit bilan de ma vie, de qui je suis et de qui j’ai envie d’être. Ne pas me perdre et être plus forte que jamais pour devenir le pilier sur lequel ma fille pourra toujours s’appuyer sont les objectifs que je me fixe.

Chercher des réponses à mes questions.  Prendre conscience de la chance d’avoir trouvé mon âme soeur si jeune et partager le meilleur comme le pire mais aussi et surtout, partager les petits riens qui font un tout. Un épanouissement personnel qui prend le dessus sur un aspect de ma vie que j’ai tendance à laisser de côté. Je parle de l’aspect professionnel qui reste encore incertain à ce jour.  Bien consciente que je ne peux pas me permettre d’oublier de m’accomplir professionnellement parlant, j’espère trouver enfin le chemin vers ce qui peut parfois manquer au tableau de ma vie.

Je vous souhaite une belle balade.

 

Il a suffit de quelques boîtes

Il a suffit d’une proposition, celle de participer à un concours pour lequel je dois mettre en scène l’utilisation de 21 boîtes. Oui, je vais bien parler de boîtes en plastique dans cet article…

Croyez-le ou non, recevoir ces boîtes de rangements de différentes dimensions a été une très bonne chose pour la bordélique que je suis.

M’étant engagée à utiliser ces rangements envoyés par Orthex, le leader scandinave dans ce domaine, je n’ai pas pu reculer devant tout le tri que j’avais à faire. Je vous avoue que lorsque j’ai reçu les 2 énormes colis contenant les 21 boîtes, j’ai eu peur et j’ai senti une flemme habituelle monter en moi ^_^

Il m’a fallu un week-end de tri pour : retrouver des trésors, pour jeter des choses inutiles, pour faire des choix, pour organiser mes boîtes grâce aux système de boîtes dans les boîtes histoire de faciliter le stockage… Enfin bref, c’est plus qu’un vulgaire rangement de papier que j’ai effectué, c’est un réel tri dans mon esprit que j’ai réalisé alors pour ça je remercie Orthex de m’avoir choisi pour participer à ce concours qui me permettra, peut-être, de partir quelques jours à Copenhague à la découverte de l’enseigne et de cette ville que je rêve de visiter.

Je ne me fais pas d’illusion sur le fait de gagner ce concours, je pense qu’il y a de sérieux concurrents face à moi mais au final je n’aurai pas perdu mon temps, j’en aurai même gagné pour l’avenir parce que je vous assure qu’en terme de procrastination, on ne trouve pas meilleure que moi !

Des exemples ? Notre ‘boîte’ de médicaments étaient en fait sac en plastique de supermarché dans lequel on trouvait des médocs datant de 2013 notamment… Les papiers médicaux de ma grossesse étaient éparpillés dans 3 endroits différents… Je n’avais pas ouvert notre ancienne boîte de papiers importants depuis 1an… J’ai une sorte de phobie administrative pardonnez-moi 🙂

Maintenant, on a une boîte pour TOUT : les papiers concernant Madeline, nos papiers importants à nous, une boîte de souvenirs de nos voyages, les médicaments sont désormais triés par genre pour pouvoir se servir facilement, on a une boîte pour les bobos ce qui est primordial pour une famille, une boîte pour mes loisirs créatifs, une boîte pour l’aquarelle et puis l’utilisation la plus loufoque que j’ai inventé : une boîte pour les gants qui sont maintenant compartimentés pour en finir avec notre ancienne organisation qui laissait à désirer…

Bref, je vous montre un peu tout ça en photos, bien sur il n’y a pas les 21 boîtes sur les photos mais je vous ai sélectionné quelques images pour vous donner des idées si jamais le sujet vous intéresse.

 » Il a suffit de quelques boîtes pour remettre de l’ordre dans notre maison. Ces boîtes m’ont bien plus apportées que je ne le pensais. « 

Rien ne m’obligeait à poster cet article, je pouvais tout simplement participer au concours directement auprès d’Orthex en leur envoyant une photo mais j’ai vraiment tenu à écrire quelques lignes sur le bien fait que le rangement peut apporter à l’esprit. Il faut apprendre à se séparer du superflu…

NB : je vous rassure, on ne va pas stocker les boîtes dans notre salon comme sur la première photo par contre 🙂

For coffee lovers

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez forcément vu passer mes photos de cafés et en particulier de cafés glacés. Siroter des ‘Iced coffee’ est une habitude prise lors de mes voyages aux usa où les latte glacés et autres cold brew sont des boissons fraîches très consommées. Starbucks n’a pas le monopole de ce genre de boissons caféinées, il y a une réelle tendance autour du café, des provenances, des ‘blend’ qui sont des mélanges de cafés et autour de la torréfaction. J’ai remarqué que de plus en plus de coffee shop de qualité ouvrent un peu partout.

De Tokyo à Bordeaux en passant par Brooklyn, le monde entier cherche à proposer le meilleur café. Si je cite Bordeaux, c’est que j’ai eu un coup de coeur lors de mon week-end bordelais pour le Café Piha. Une super adresse très authentique et à ne pas rater qui m’a été conseillée par Victoria du blog Five of december.

Moi qui ne buvais pas de café il y a encore quelques années, j’essaie de rattraper mon retard et je peaufine mes petites recettes pour vous les livrer dans cet article. J’ai été largement aidé par le site Cuisine et Cocotte qui regorge de matériel pour la cuisine. Il y a notamment un onglet Café et Thé où j’ai pu y choisir le nécessaire pour préparer tout ça !

Une cafetière italienne de la marque Bialetti c’était vraiment l’accessoire ultime qui me manquait et je ne suis pas déçue. J’étais persuadée que je ne pourrais pas utiliser une cafetière italienne sur une plaque vitrocéramique et finalement si. D’ailleurs les cafetières Bialetti fonctionnent sur tout type de feux.

 Le matériel que j’ai utilisé pour réaliser ces cafés :

Cafetière italienne Bialetti

Mousseur à lait WMF

Pot à lait Barista WMF

Tasses à expresso WMF

Tasses à latte (double paroi) WMF

Cafetière Jura

Plus rien ne vous empêche de jouer les Barista à domicile ! La seule chose qui nécessite une vraie formation c’est d’apprendre à faire du latte art pour sublimer vos boissons. Même si j’ai eu la chance de jouer  la Barista chez Starbucks le temps d’une journée, je suis encore loin de réussir un quelconque motif sur mes latte.

PS : côté déco, les petites boîtes à fleurs viennent de chez Flying Tiger et le poster façon ‘coffee shop’ vient de chez Desenio ainsi que son cadre noir.

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Dans le salon…

Dans le salon, nous avons beaucoup trop de plantes dans un espace restreint. D’appartement en appartement, j’essaie vraiment d’opter pour une déco minimaliste mais je n’arrive pas à me retenir lorsqu’il s’agit d’adopter de nouvelles plantes vertes et puis je m’amuse à en bouturer pas mal alors on finit par vivre dans une mini jungle. Ce qui manquait dans ce bazar organisé ? De jolis posters encadrés.

J’étais déjà allée faire des repérages sur le site Desenio il y a quelques temps et j’avais trouvé le choix dément ! J’y ai vraiment passé du temps car je n’arrivais pas à me décider. Récemment, j’ai fini par passer commande et qui m’a aidé c’est l’onglet Inspiration qui porte très bien son nom. Je me suis lancée et j’ai choisi des posters de botanique, des cadres noirs et un autre doré pour faire un rappel de mon petit miroir.

Je voulais aussi apporter une touche un peu abstraite à ce mur de cadres et c’est en fouinant bien que je suis tombée sur des posters de signes astrologiques et ils m’ont tapé dans l’oeil avec leurs détails dorés. Le signe du taureau est celui de Madeline ^_^ Je trouve le rendu final très chouette et je ne me lasse pas de contempler ces cadres qui se marient plutôt bien, vous en pensez quoi ?


ASTUCE : le fait de laisser les posters sans plexiglace apporte une touche mate au rendu ce qui met en valeur la qualité des posters et en plus la lumière ne reflète pas sur les cadres !

N’oubliez pas, grâce au code CITRONNADE, vous avez le droit à 25% de réduction sur les affiches entre 24-26 Avril 2018 inclus.

Le code n’est ni valable sur les cadres ni sur les posters de la sélection « Handpicked/Collaboration »
• article sponsorisé pour Desenio
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Mes lectures du moment

Je reviens avec un article lecture et ça faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit à ce sujet. Je lis très peu de roman ces temps-ci, d’ailleurs je ne vous en présenterai qu’un seul dans cette sélection. On parlera aussi un petit peu poésie grâce à Rupi Kaur pour son oeuvre Lait et Miel.

J’avoue être une adepte des livres dit ‘pratiques’ souvent feel good, très optimistes et qui nous donnent des clés pour nous sentir mieux tout en en apprenant d’avantage sur des cultures voisines. Je pense à tous les livres sortis ces dernières années sur la façon de vivre des suédois (le Lagom), des danois (le Hygge) et le livre du Lykke qui est un tour du monde du bonheur, rien que ça !

Je comprends que certains ne soient pas réceptifs à ce genre d’ouvrage que l’on peut parfois trouver un peu faciles, un peu clichés et pourtant c’est le genre de lecture qui me fait du bien. Je pense que l’on peut puiser beaucoup de positif dans ces récits surtout lorsqu’il s’agit des sociétés scandinaves qui nous le savons, peuvent servir d’exemples dans bien des domaines.

J’ai la chance de recevoir beaucoup de livres qui sortent chez First Editions qui est la référence en ce qui concerne ces ouvrages de vie pratique, lifestyle et feel good et ce n’est pas pour me déplaire…

Le tour du monde des gens heureux m’a beaucoup parlé. Il a été écrit par Meik Wiking qui est président de l‘institut de recherche sur le Bonheur à Copenhague. Car oui, il y a un institut de recherche sur le bonheur à Copenhague ça en dit long sur cette société. Ce livre parle éducation, famille, argent mais aussi de confiance en soi et de bonté entre autre. Je l’ai trouvé agréable à découvrir et j’ai beaucoup aimé les illustrations qui donnent un coté ludique aux 285 pages. J’ai particulièrement apprécié le passage sur la famille et surtout sur la gestion travail / famille dans certains pays où les horaires de travail sont adaptés en fonction de la vie de famille. Le rêve ! J’ai même appris que nous sommes, nous français, assez en retard par rapport à la durée du congé paternel lors de la naissance d’un enfant par exemple.

Très récemment c’est la découverte du Shinrin Yoku qui m’a énormément interpellé. Le Shirin Yoku est l’art et la science du bain de forêt. Quand j’ai reçu ce livre je me suis dit deux choses : premièrement, je n’aime pas trop cette couverture, je ne la trouve pas vraiment à mon goût, je n’aurais jamais ouvert ce bouquin si je ne l’avais pas reçu. Deuxièmement, je me suis dit : l’art et la science du bain de forêt, qu’est-ce qu’on va encore nous pondre ? Il se trouve que ce livre a été une très belle surprise à la lecture. Le Shirin Yoku nous vient du Japon, un pays que j’ai eu la chance de visiter en partie et je dois dire que j’ai adoré y découvrir un peuple vraiment très réceptif à la nature qui l’entoure. La ville de Tokyo est immense et surpeuplée ce qui fait que les tokyoïtes ont un fort besoin de se ressourcer dans les nombreux parcs de la ville. La période des cerisiers en fleurs n’est qu’une partie des nombreuses coutumes japonaises en rapport avec le respect et l’amour de la nature et j’ai donc appris à quel point nous avons tous, en tant qu’Etre-humains, un besoin viscéral de nous ressourcer en forêt, dans un milieu où tous nos sens sont portés à contribution pour retrouver une certaine sensation de bien être que nous avons perdu au fil du temps, surtout quand on habite en ville. Ce livre vous donnera des conseils pour appliquer le Shinrin Yoku au quotidien. Je reste tout de même très étonnée du paradoxe dont font preuve les japonais parfois. Ils ont un tel respect pour la nature mais n’hésitent pas à défier la loi en poursuivant la chasse à la Baleine par exemple…

 

Un peu de poésie. C’est bien la première fois que je m’intéresse à ce genre littéraire. Je suis sûre que vous avez entendu parler du recueil Lait et Miel (Milk & Honey) de l’auteure canadienne d’origine indienne, Rupi Kaur. Elle avait fait parler d’elle déjà en 2015 en postant sur les réseaux une photo d’elle allongée sur un lit, en période de règles avec une tâche de sang sur son pantalon et ses draps.

Une photo qui avait crée un débat incroyable même au sein de l’application Instagram qui avait censuré cette photo à deux reprises avant de l’accepter. Preuve que le sujet des menstruations est encore un énorme tabou. J’ai un grand respect pour les femmes comme Rupi Kaur qui réussissent à faire bouger les lignes, à parler de féminisme, de libération de la femme et plus particulièrement du corps de la femme. Lait et miel a provoqué en moi plusieurs émotions : il m’a fait pleurer et sourire et puis les illustrations sont très jolies. Je l’ai lu en français et j’ai trouvé la traduction vraiment moyenne, c’est le seul bémol que j’apporterais. C’est pour ça que je viens d’acquérir le nouvel ouvrage de Rupi Kaur en anglais : the sun and her flowers. Je ne l’ai pas encore commencé.

Raclette et brocoli se définit comme un guide pour en finir avec les régimes et la culpabilité. Je l’ai lu très rapidement et très facilement. J’ai adoré les illustrations signées Youlie Dessine qui apportent vraiment un plus à ce guide. Au sommaire : le gang du sucre, la mafia du gras, l’alcool ce vieux pirate et puis le clan des excités (thé & café). Le livre fait la guerre à tout ce qui nous empoisonne à petit feu mais il n’est jamais culpabilisateur, ni moralisateur. Il apporte une vision saine et modérée de l’alimentation healthy et gourmande avec quelques recettes (souvent VG) que j’ai beaucoup apprécié. J’ai appris pas mal de choses en lisant Raclette et Brocoli, il ne reste plus qu’à mettre tout ça en application, c’est pas gagné ^_^

Je finis avec une dernière lecture encore en cours et il s’agit d’un roman. Un roman ne se lit pas de la même façon que tous les autres ouvrages que je vous ai présenté juste au dessus et il se trouve que la concentration que me demande de me plonger dans la lecture d’un roman me fait défaut surtout depuis que je suis maman et que je trouve moins le temps de me poser. J’ai découvert My absolute darling en regardant l’émission La grande librairie il y a quelques semaines. J’ai été happé par le portrait de l’auteur Gabriel Tallent qui a 30 ans et qui est américain. Ce roman est un best seller aux USA et il aborde plusieurs sujets sensibles, la violence, les armes, la brutalités, l’abus sexuel et l’adolescence. Les personnages principaux sont Martin et sa fille de 14 ans Turtle qui vivent à la dure dans une cabane au bord de l’océan. Leur quotidien dans la forêt laisse à penser qu’ils vivent en ermite dans un milieu de quasi survie, pourtant Turtle est scolarisée et elle est donc amenée à côtoyer deux mondes différents. Je n’ai lu qu’un quart du roman et j’avoue que j’ai hâte de savoir où l’histoire va mener ces personnages complexes et violents. Les critiques littéraires sont unanimes à propos de ce premier livre de Gabriel Tallent mais je dois dire que j’ai un petit peu de mal avec la longueur des descriptions et le sens du détails un peu trop prononcé à mon goût.


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2 ans sans pilule : le bilan

 Parler de contraception, c’est parler de l’intimité et je dois dire que ce n’est pas le genre d’article que je propose ici habituellement. Pourtant, cet article il fallait bien que je l’écrive un jour ou l’autre pour deux raisons : la première c’est que je sens qu’un changement a opéré en moi depuis que je suis maman et en particulier d’une petite fille à qui je souhaite un monde meilleur dans lequel en tant que femme, elle se sentira libre dans son esprit et dans son corps. Deuxièmement, je pense vraiment que ce post pourra aider certaines filles / femmes à passer un cap.

Ce cap dont je parle, c’est la libération de la prise de la pilule.

Un comble quand on pense que nos mères (ou grands-mères) ont connu une époque où prendre la pilule était mal vu, où l’on devait se cacher, où l’on ne pouvait en parler à personne car c’était mal, où l’on rêvait de pouvoir prendre cette fameuse pilule sans jugement ! Cette période où l’on se faisait avorter clandestinement sur la table de la cuisine… Ma mère m’a toujours parlé de cette époque et elle a voulu, pensant bien faire, que je prenne la pilule et que l’on parle ensemble librement de ce sujet.

Attention, ce que je vous écris ici c’est MON parcours, ce sont MES aléas avec la prise de pilule et c’est un article qui va surtout parler pilule ET acné ! Je ne prétends ni détenir la vérité, ni pouvoir régler VOS problèmes mais je partage  simplement ma vision des choses qui est bien différente de celle des médecins que j’ai croisé dans ma vie.

J’ai pris la pilule très jeune, j’avais de l’acné et un copain (qui est mon mari maintenant ^_^). Ces boutons me rendaient mal à l’aise, une gène au quotidien. Celles qui ont des boutons savent bien de quoi je parle. Le médecin m’a proposé de prendre la pilule et que ça allait régler mes problèmes. Pas d’explications supplémentaires, pas de mise en garde, aucun mots sur les effets secondaires. J’ai à peine 15 ans, ce que je veux : avoir une peau nette et ne pas tomber enceinte… Qu’est ce que j’y connais aux hormones, aux œstrogènes et aux progestatifs ? Je fais confiance !

Je fais confiance 10 ans pendant lesquels je pense que c’est normal de perdre peu à peu ma libido et ma densité capillaire au passage. 10 ans pendant lesquels je ne sais même pas que prendre la pilule = ne pas avoir de vraies règles ! Les saignements que l’on a entre deux plaquettes de pilules sont ARTIFICIELS. Votre corps est mis au repos pendant la prise de pilule, vous n’ovulez plus, vous n’avez pas réellement vos règles et donc, vous ne solutionnez pas vos problèmes d’acné en prenant la pilule, vous ne faites que les repousser…

 

J’ai environ 24/25 ans quand je décide d’arrêter de prendre cette fichue pilule. Je ne suis plus une ado, j’ai entendu des choses négatives à propos de la pilule, des scandales ont éclaté, la pilule 3ème génération est contestée. AVC, phlébites, problèmes respiratoires et cardiaques et j’en passe…

Niveau acné : j’alterne entre les pilules Evepar et Yaz qui sont vendues comme étant des traitements anti-acnéiques  et elles ne font plus effet comme je le souhaiterais (sûrement à cause du phénomène d’accoutumance). J’ai encore quelques boutons et à cet âge là, je ne sais même pas que l’acné d’adulte existe alors je ne comprends pas pourquoi j’ai encore ce genre de problème.

J’ai dans l’idée de régler définitivement mon souci d’acné et ensuite je pourrais stopper la prise de pilule pour passer à un autre moyen de contraception. Je réussis à me faire prescrire le traitement de cheval : Roaccutane ! Si mon médecin avait été sérieux il m’aurait dit :

  • Vous n’avez pas besoin de ce traitement car votre cas ne nécessite pas la prise d’un médicament aussi fort aux nombreux effets secondaires, parlons ensemble et trouvons une alternative.

  • Il aurait répondu OUI quand je lui ai demandé si je pouvais perdre des cheveux sachant que j’avais déjà une fragilité à ce niveau là. Mais il a répondu NON et j’ai fait confiance, encore…

Je prends ce traitement plusieurs mois. Comme toutes les personnes qui le suivent, j’ai une peau qui se transforme, une sécheresse cutanée incroyable et déroutante, je ne produis plus de sébum (plus besoin de me laver les cheveux, les racines ne graissent plus, très naturel n’est-ce pas ?), j’ai des vertiges tout le temps : au travail notamment et puis des saignements de nez intempestifs. Bref, je m’arrête là, vous avez compris que ce n’est pas un traitement anodin. Ma peau est enfin nikel, heureusement… Mes cheveux en prennent un sacré coup : secs, fins et clairsemés ! Ils le resteront !

J’attends quelques mois après la fin du traitement pour arrêter la prise de pilule. Il aura fallu 2 semaines, 15 petits jours pour que ma peau soit couverte d’acné du front à la poitrine. J’ai récupéré ma peau dans le même état qu’à l’âge où j’ai pris la pilule pour la première fois. Et je ne suis pas un cas isolé, j’ai des amies dans la même situation et je lis aussi énormément de témoignages sur internet. Des femmes dans le même état que moi : prisonnières et condamnées à prendre la pilule sous peine de vivre avec des boutons partout à l’âge adulte.

Je cède : je ne vois pas d’autres solutions que de me faire représcire la pilule. Evidemment, en quelques semaines, je retrouve une peau plutôt nette. J’ai subi le traitement Roaccutanne pour rien, on ne m’a pas dit qu’il ne marchait pas à 100% sur les femmes car notre acné est hormonale et pas momentanée comme celle de l’homme. Je suis blasée et je laisse le temps filer.

J’ai 27 ans quand je décide de chercher à nouveau une solution pour arrêter de prendre la pilule sans me transformer en calculatrice. Ce que je veux aussi, c’est avoir mes vraies règles, des vrais cycles et que mon corps ne soit plus régler par un médicament qui rend tout cela totalement artificiel. Ca ne me ressemble pas d’ingérer un tel médicament chaque jour. Ca ne correspond plus à mon mode de vie.

MIRACLE : je tombe sur les articles de PetiteCeriz, notamment ‘comment arrêter cette daube de pilule‘  et je bois ses paroles, je me retrouve dans ce qu’elle écrit, je comprends que mon corps est comme drogué par les substances que contiennent la pilule et que je vais devoir le sevrer progressivement sur 6 mois.

Elle explique TOUT dans les détails, je ne vais pas reprendre ce qu’elle dit si bien mais en gros il s’agit de réduire sa consommation de pilule (en la découpant chaque jour) sur une période de 6 mois. Ca vous paraît fou ? Ca vous fait marrer ? Pour moi, c’est d’une logique implacable.

JE TENTE ET CA MARCHE ! Je n’ai pas refait de poussée d’acné car mon corps s’est sevré petit à petit. Il a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait et le temps de reprendre ses droits et ses fonctions. Depuis, j’ai la peau relativement nette, pas parfaite mais je n’ai pas d’acné,  je me sens libérée de ce fardeau et en adéquation avec mes principes, à savoir, prendre le moins de médicament possible.

Ca fait maintenant 2 ans que je suis ENFIN débarrassée de cette daube, mes cycles sont revenus à la normal très rapidement, j’ai retrouvé ma libido, j’ovule chaque mois, je laisse la nature faire son travail et bordel, c’est quand même tellement mieux !

6 mois après avoir totalement arrêté la pilule, je suis tombée enceinte sans pression, ça était rapide et ça été une super nouvelle bien qu’une surprise immense ^_^ Nous étions prêts à accueillir un enfant à ce moment là de notre vie et c’est pour cela que je ne prenais pas de moyen de contraception. D’ailleurs, je suis toujours à la recherche de celui qui me conviendra donc en attendant, je ne peux conseiller l’utilisation du préservatif ! Alors oui, on peut tomber enceinte après des années de prise de pilule et oui on peut se libérer de ce médicament mais non sans mal !

Bien sur, il va de soit que pendant le sevrage de 6 mois, vous devez vous protéger pendant vos rapports car la pilule ne sera plus contraceptive. Et je précise à nouveau que suivre cette méthode n’engage que moi, je ne suis pas médecin !

  • J’ai une pensée pour toutes les femmes qui m’ont envoyé des messages suites à mes stories sur instagram. Vous avez apparement envie et besoin de lire des témoignages sur la pilule, sur ses effets. Besoin d’entendre des vérités, de vous rassurer et j’espère que j’ai pu y contribuer. Je pense aussi à celles qui m’ont dit qu’elles sont prisonnières de la pilule parce qu’elles souffrent d’endométriose (ou autre variante de cette maladie) et je sais que cet article ne pourra pas leur apporter de solution. Je sais que ces femmes qui souffrent chaque moi pendant leur cycle sont méprisées et parfois mêmes moquées par d’autres femmes et ça me révolte. Les médecins eux mêmes n’ont parfois pas conscience de ce que nous vivons en tant que femme…

  • Je vous conseille le replay de l’émission de la chaîne Teva qui s’appelle ‘Génération No pilule’* qui a été un moteur de plus à ce que j’écrive enfin cet article. Mon amie Ninon avec qui je partage (entre autre) quelques malheurs de la vie a participé à cette émission et a aussi eu envie d’arrêter la pilule. Elle a écrit un article sur son blog qui vous permettra d’avoir un autre avis, un autre témoignage. Ce post a été énormément commenté et je suis sûre que vous y puiserez des informations précieuses…

*le replay de Teva est payant mais si vous avez une box Orange apparement vous y aurez accès sur votre TV, c’est comme cela que j’ai pu voir l’émission.
Ne prenons pas la pilule comme on prend un doliprane, réfléchissons aux différentes options qui s’offrent à nous, renseignons-nous, faisons preuve de discernement, ne donnons pas notre entière confiance aux médecins, voilà ce que j’ai appris de mon expérience et j’espère vraiment que ces lignes vous aideront ♥